Euro Hockey League : Dans la lignée des Red Lions ?

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Image d'illustration - © JAMES ARTHUR GEKIERE - BELGA

En se qualifiant pour la finale de l’EHL, équivalent hockeyistique de la Ligue des Champions, le Waterloo Ducks a prolongé un peu plus l’euphorie qui habite le monde du hockey belge ces derniers mois. Il est néanmoins évident que, même en cas de victoire finale, cet éventuel titre n’aura pas la même portée qu’un sacre mondial. Mais une chose est certaine : les clubs belges surfent sur la vague positive qui entoure leur sport et se mettent, eux aussi, à rêver d’un titre suprême.

Mais comme pour nos internationaux avant leur sacre, il reste cette fameuse dernière marche à franchir, ce fameux déclic qui transforme une ambition en réalité. En 12 éditions de l’EHL, 3 équipes belges avaient déjà réussi à se hisser dans le dernier carré. Les Anversois du Dragon, club le plus en vue sur la scène européenne, ont même décroché l’argent en 2013 mais sans réussir à passer cette dernière et si difficile étape.

Et face à Cologne, particulièrement impressionnant depuis le début de la compétition, la tâche s’annonce compliquée. Si le hockey allemand est en recul au niveau de sa Mannschaft, il est toujours aussi performant en club. Ils partiront d’ailleurs, de l’avis de la plupart des observateurs, favoris dans cette finale.

Mais du côté brabançon, on a aussi des arguments à avancer. La présence de quatre champions du monde dans l’équipe plaide évidement en leur faveur. Simon Gougnard, Gauthier Boccard ou John-John Dohmen portent cette équipe, connaissent la pression d’une finale et, surtout depuis le Mondial, savent comment la gagner.  Mais, s’il ne fallait n’en épingler qu’un seul, nul doute que le choix se porterait sur Vincent Vanash. Comme lors des deux tours précédents, il est sorti victorieux de la séance de shoot-outs en demi-finale. Impérial et sans doute au sommet de son art, le meilleur gardien du monde n’a jamais aussi bien porté son surnom : "The Wall".

Une expérience bien utile pour cette équipe qui est aussi composée de nombreux jeunes joueurs. On sera d’ailleurs curieux de les voir à l’œuvre dans ces circonstances. Certains d’entre eux (William Ghislain et Maxime Van Oost en tête) sont des Red Lions en puissance dans un futur plus ou moins proche. Preuve que le vivier belge n’est pas épuisé. Même si, succès oblige, les places en équipe nationale sont de plus en plus chères pour les nouveaux venus.

En attendant, le Waterloo Ducks a donc l’occasion de faire encore passer un nouveau palier au hockey belge. Si notre équipe nationale est au sommet, il n’en est pas de même pour nos clubs. Aux yeux du monde du hockey, le championnat néerlandais (et, dans une moindre mesure, allemand) reste plus compétitif. Concernant nos voisins bataves, le débat ne se pose pas cette saison puisqu’aucun club, à la surprise générale, n’a franchi les quarts de finale (une fameuse tuile d’ailleurs pour les organisateurs, ces finales étant organisées aux Pays-Bas, à Eindhoven). Concernant la supériorité allemande, tache à présent aux waterlootois de prouver le contraire !

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