En hockey, aussi, l'argent est roi !

En hockey, aussi, l'argent est roi !
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La prochaine coupe du monde ne se déroulera donc pas en Belgique. Cet honneur est revenu, pour la 3ème fois sur les 4 dernières éditions, à l’Inde. Une répétition inédite et étonnante mais qui s’explique facilement : l’argent. 

Le dossier indien proposait un "fee" (le droit d’organisation reversé à la fédération internationale de hockey, FIH) plus important. Certaines sources asiatiques parlent de plus de 3 millions d’euros. Si le chiffre reste secret, la proposition belge était très loin du compte.

Un besoin de liquidité du côté de la FIH qui s’explique, entre autres, par l’expérience peu concluante de la Pro-League, qui n’a pas attiré le public escompté et qui a provoqué la fuite de certains sponsors.

Bref, les caisses sont vides et il faut les renflouer.

Une analyse confirmée par le CEO Thierry Weil : " La mission première de la FIH est de faire grandir son sport partout dans le monde, ce qui requiert forcément des investissements. Les revenus potentiels de chaque candidature ont donc joué un rôle important dans notre décision. ". 

Une déclaration, dont on peut souligner l’honnêteté, mais qui doit laisser un gout amer à la fédération belge. Sur le plan sportif, il n'y aurait rien eu d'illogique à attribuer une coupe du monde aux champions en titre. Sur le plan organisationnel, la Belgique a prouvé qu'elle pouvait organiser un grand événement à l'occasion du dernier Euro. Et enfin, même si le stade national (tant attendu par le monde de la petite balle blanche) n’était pas lié à cette candidature, nul doute qu’un nouveau coup de projecteur aurait apporté du poids à ce dossier complexe.

En conclusion, en hockey aussi, l'argent est roi mais l'image de la fédération internationale n'en sort certainement pas grandi.

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