Bientôt un stade national pour le hockey belge ?

La coupe du monde de hockey se déroule en ce moment en Inde dans un stade de 15 000 places tout acquis à son équipe nationale. Une infrastructure inexistante en Belgique pour le hockey, mais avec l'arrivée de la Pro League dès 2019 (nouvelle compétition qui regroupera les meilleures nations mondiales avec des matchs aller-retour), cela pourrait bientôt changer dans une moindre mesure.

En effet, la Belgique devra accueillir plusieurs matchs chaque année. Et actuellement, lors de chaque affiche, la fédération doit construire un stade éphémère. Plusieurs dizaines de milliers d’Euros qui coûtent trop cher. "Concrètement, ça nous coûte de l’argent", confirme le président de la fédération Marc Caudron. "C’est un investissement que nous consentons avec plaisir pour que les jeunes, et les moins jeunes, puissent voir les Red Lions ou Red Panthers. Mais cela n’a aucun sens de payer chaque fois pour des tribunes éphémères, alors que l’on pourrait profiter d’un stade en dur, beaucoup plus rentable sur le long terme".

Par exemple, lors des 3 derniers matchs amicaux disputés par les Red Lions sur le sol belge avant leur départ pour l’Inde, et malgré des tribunes pleines, la fédération n’est pas rentrée dans ses frais. D’où la volonté de construire un stade à Bruxelles à l’horizon 2020. "J’espère même pour 2019", plaisante le président. "Mais il ne faut pas rêver. La clé se situe surtout au niveau de la Région Bruxelloise et des différentes communes intéressées pour accélérer le dossier. On comprend qu’il y a des impératifs budgétaires mais il y a des choix à faire".

Pour un stade de 7000 places, la volonté de la fédération, un budget de plus de 7 millions d’euros est avancé, réparti entre la Région (pour 75%), la commune choisie, la fédération et un éventuel club résident. Pour alléger la note, la fédération ne ferme pas la porte à un sponsoring sous forme de Naming.

Mais, comme souvent pour les infrastructures sportives à Bruxelles, la place manque.

Pour le moment, 3 projets se dégagent :

Le premier, le plus avancé, est intégré au projet Néo sur le plateau du Heysel mais ne pourra accueillir que 4000 places.

Le 2ème se situe à Evere, dans les installations du White Star ou sur l’ancien site de l’OTAN, et présente l’avantage de se trouver proche de l’aéroport national.

Et enfin la commune d’Uccle, historiquement lié au hockey avec 4 clubs présents sur son territoire, s’est également positionnée (en particuliers sur le site de l’institut Pasteur).

Mais, au-delà des difficultés de mobilité, le bourgmestre Boris Dilliès nous a confirmé l’infaisabilité du projet pour 2020. La commune du sud de Bruxelles doit aussi composer avec la rivalité entre clubs. En effet, en fonction du site choisi, ces nouvelles installations profiteront plus à un club qu’à un autre.

Bref, sans qu’aucune pierre ne soit encore posée, la volonté de faire aboutir ce dossier est bien présente auprès de tous les intervenants. Et même si les montants et l’ampleur du projet ne sont pas du tout comparables, le monde du hockey espère surtout ne pas vivre la même saga que celle vécue par le football. Du moins pas la même finalité.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK