Après l'effet Red Lions, un effet Watducks pour le hockey belge ?

Depuis dimanche, le hockey belge peut donc ajouter une Coupe à sa galerie de trophées : le Watducks a remporté l’European Hockey League, qui est au hockey ce que la Champions League est au football. Car oui : après le succès de nos équipes nationales, ce sont nos clubs qui saisissent la balle au bond. Le but est d’amener l’ensemble du hockey belge vers le haut niveau.

Les Red Lions Champions du Monde et vice-Champions Olympiques, le COIB et la Fédération de hockey ont bossé 20 ans pour cela. Le succès du Watducks incarne le prochain pas : structurer tous nos clubs de manière professionnelle, en diplômant les dirigeants et les entraîneurs.

Nous sommes confrontés à une explosion de nos affiliés, il faut gérer cette croissance et c’est le principal défi actuel : structurer les clubs pour pérenniser nos succès actuels " explique Dominique Coulon, le Secrétaire Général de la Ligue Francophone. " Nous travaillons avec l’ADEPS et nous avons mis au point un label de club. Ce label est basé sur la formation des dirigeants, des entraîneurs et des arbitres. Les clubs sont incités à former des entraîneurs de qualité, et en quantité. Quant aux dirigeants, ils doivent être formés à la réglementation sur les ASBL qui est très complexe. Gérer un club de plus de 1.000 membres n’est pas chose aisée : c’est un métier. "

La Ligue Francophone a lancé pour ses clubs un plan stratégique 2018-2022 et a rencontré depuis un an ses 44 clubs membres. Car avec 7% d’affiliés en plus chaque année, il y a obligation d’efficacité. Le label est un premier pas vers une licence de club… et gare à ceux qui ne suivent pas.

L’idée n’est pas de sanctionner ou de rétrograder les clubs en difficulté avec le label, mais ils auront moins de retours et d’incitants financiers. Il est normal en revanche de récompenser et de valoriser les clubs qui font des efforts de formation. "

Pour pérenniser les succès actuels, il faut donc former les gamins d’aujourd’hui qui seront les champions de demain. Avec qui sait, la carotte du… professionnalisme.

Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, il ne faut pas que les choses aillent trop vite et qu’il y ait trop de circuits d’argent dans notre sport. Certains joueurs vivent déjà essentiellement de leur sport, mais ils sont rares. Mais il est clair que pour évoluer au niveau de nos Red Lions ou du Watducks, il devient pratiquement impossible de ne pas se consacrer full time au hockey. "

 

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