Rickie Fowler perd la tête à l'US Open, mais échappe à l'épidémie, pas Thomas Pieters

U.S. Open - Round Two
U.S. Open - Round Two - © STREETER LECKA - AFP

L'Américain Rickie Fowler, neuvième mondial, s'il a certes perdu la tête, est en revanche l'un des très rares cadors à pouvoir encore viser la victoire dans l'US Open de golf (Majeur, 12.000.000 dollars), le deuxième tournoi du Grand Chelem de l'année, après le 2e tour funeste vendredi à plusieurs favoris, dont le N.1 mondial et tenant du titre, Dustin Johnson, vendredi à Erin (Wisconsin). Notre compatriote Thomas Pieters figure également parmi les victimes de l'épidémie.

L'Anversois de 25 ans a certes amélioré de 5 coups son score calamiteux (76) de la veille, mais cela n'a pas suffi pour terminer plus haut qu'à la 79e place avec 147 coups, 3 au-dessus du par et 2 au-dessous du cut.

Débutant son parcours par la deuxième partie il a signé son premier birdie du jour au trou quatorze. Cela s'est ensuite très mal passé au dix-huit, un par-5 où il concéda un bogey. Ce qui se reproduisit au deuxième trou, après un birdie au premier. Finalement après un nouveau birdie au sept, il a rendu une carte de 71, un coup sous le par.

Fowler n'est plus leader, mais est encore idéalement placé, à un seul coup d'un inattendu quatuor de tête.

Le Californien, en tête à l'issue du premier tour jeudi, a connu un passage délicat en enchaînant trois bogeys de suite, mais il s'est bien repris pour rallier le club-house avec une carte de 73 (+1) pour un score de 138 (-6).

Quatre joueurs se partagent la première place, les Américains Brian Harman et Brooks Koepka, les Anglais Paul Casey (malgré un triple bogey au 14) et Tommy Fleetwood, avec un score de 137.

Aucun d'entre eux n'a déjà remporté de titre majeur. Il faut descendre à la 19e place pour trouver les premiers joueurs qui ont déjà un Grand Chelem à leur palmarès, l'Allemand Martin Kaymer et l'Espagnol Sergio Garcia, vainqueur en avril du Masters d'Augusta, 19e ex aequo à seulement quatre coups de la tête (141).

L'exigeant parcours d'Erin Hills --le plus long de l'histoire choisi par la Fédération américaine de golf pour accueillir l'épreuve-- a notamment eu raison du grand favori, l'Américain Dustin Johnson.

Arrivé sur place seulement 36 heures avant le coup d'envoi de l'épreuve, après la naissance de son deuxième fils, "DJ" a craqué en fin de journée avec trois bogeys entre les trous N.13 et N.17.

Il a rendu une carte de 73, soit un coup au-dessus du par, pour un total de 148 (+4).

Pour la première fois depuis le lancement du classement mondial, il n'y aura aucun membre du top 3 mondial au 3e tour d'un Grand Chelem.

Déjà en difficultés la veille, les N.2 et N.3, le Nord-Irlandais Rory McIlroy et l'Australien Jason Day, n'ont en effet pas réussi à relever la tête et ont fait leurs bagages dès le 2e tour.

McIlroy qui sortait d'une période compliquée avec une blessure récurrente au dos ayant limité ses apparitions sur le circuit est 102e (149).

Auteur la veille de deux triple-bogeys pour une carte catastrophique de 79 (+7), Day a lui terminé à la 144e place (154).

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