"Résultat balèze après 7 ans de disette" : énorme émotion et gros coup de Colsaerts

Nicolas Colsaerts a remporté dimanche son 3e titre sur le circuit européen de golf, le 1er depuis sept ans, en s'imposant à l'Open de France, son premier succès en EPGA depuis 2012. Le Belge, en tête depuis vendredi, a rendu une dernière carte de 72 pour un total de 12 sous le par. Il a devancé le Danois Joachim Hansen et le Sud-Africain George Coetzee.

"Je ressens encore énormément de bonheur. L’émotion est un peu descendue, je commence à me rendre compte que gagner l’Open de France dans ma situation, c’était assez balèze. Arriver au début de la semaine sans être sûr d’avoir mon droit de jeu l’année prochaine… et avoir tout d’un coup deux ans d’exemption sur le circuit européen, ça me remplit de bonheur. C’est l’ADN de ce parcours : les six derniers trous sont toujours très spectaculaires et il y a toujours des retournements de situations improbables", a expliqué Colsaerts à notre micro.

Et le golfeur belge d’ajouter : "Pendant le tournoi, je n’ai pas pensé aux sept années sans victoire. Le golf a cette particularité : on peut faire une magnifique carrière et gagner peu… Gagner l’Open de France, c’est une ligne qui a de la gueule sur un CV. Ca a toujours été un tournoi dans lequel je voulais bien figurer. En 2020, il y aura les JO, mais il y aura aussi les points pour la Ryder Cup. Je dois surtout me placer des objectifs qui tiennent la route plutôt que d’être excité."

"On a vécu, avec beaucoup d’émotions, la victoire de Nicolas durant une semaine dans le froid et le vent à Paris. Il y avait déjà une certaine émotion liée à la chasse de cette fameuse carte qui nous permet de jouer l’année prochaine. On joue environ 30 tournois par an : il y a 150 inscrits au départ, mais un seul gagne. Même les meilleurs ne gagnent qu’une ou deux fois par an. Le golf est un sport qui évolue très fort, il y a des filières qui préparent les joueurs très tôt. Certains vont se perfectionner aux Etats-Unis et arrivent très performants sur le circuit vers 20-22 ans. Nicolas prenant de l’âge, il a fallu très vite adapter les entrainements", a lui raconté Vincent Borremans, le manager de Colsaerts.

Place à une semaine de repos pour le golfeur bruxellois de 36 ans. Un repos bien mérité, auprès de son épouse et de son fils.

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