On a testé une Formule E : Sensations garanties et accélération fulgurante pour un novice !

Quand on te propose de vous glisser dans le baquet de la DS Techeetah de Jean-Eric Vergne et Antonio Félix da Costa, qui ont remporté à eux deux les trois derniers titres du Championnat de Formule E, tu ne réfléchis pas longtemps...

Le rendez-vous est fixé un mardi matin à l'aérodrome de Namur, à Temploux. C'est lorsque l'échéance approche qu'un peu d'anxiété pointe le bout de son nez : "je n'ai jamais conduit de voiture de course, mes capacités de conducteur lambda suffisent-elles ?", ou encore : "avec tous ces boutons et ces palettes sur le volant, vais-je m'emmêler les pinceaux ?"

Mais dès que je me glisse pour la première fois dans le baquet, Thomas Gomis, responsable technique chez DS Performance, et toute l'équipe de développement de l'équipe basée à Versailles me mettent en confiance : "ça se conduit comme un kart : une pédale d'accélérateur, une pédale de frein, et c'est tout !"

Des - nombreux - boutons sur le volant, je n'utiliserai que celui qui me sert à communiquer avec Thomas. Les autres, ils sont "réservés" à James Rossiter, le pilote de réserve et de développement de l'équipe DS Techeetah. Il s'agit de "sa" voiture, puisqu'il n'existe que trois exemplaires de cette monoplace, les deux autres partant aux quatre coins du globe avec Jean-Eric Vergne et Antonio Félix da Costa pour disputer les différentes épreuves du Championnat du Monde de Formule E.

Les palettes ? Pas question pour moi de "jouer" à récupérer de l'énergie, la batterie est bien remplie... et je n'ai pas l'intention de la vider. La seule palette au volant que j'utiliserai, c'est pour effectuer un départ arrêté... j'y reviendrai.

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Thomas Gomis donne ses instructions avant le départ © BAS FRANSEN PHOTOGRAPHY - www.basfransen.com - @basfransenphotography

Une monoplace que "Monsieur Tout-le-monde" peut conduire...

Direction la piste de l'aérodrome de Namur pour quatre tours de ce tracé long de quelques centaines de mètres qui intègre des chicanes et des épingles, comme sur la plupart des circuits de Formule E.

Et d'entrée de jeu, quelque chose me frappe : c'est facile ! Mais je n'ai pas à me soucier de la gestion ou de la récupération de l'énergie, de la stratégie, du changement de vitesses... Accélérer, freiner, tourner le volant : c'est à peu près tout ce qu'on me demande !

Impossible donc de comparer cette expérience avec ce que vivent les 24 pilotes du Championnat du Monde de Formule E : rouler seul sur un aérodrome, c’est une chose, se bagarrer sur un circuit urbain entre les murs, c’en est une autre...

Pour terminer mon essai, j'ai le droit de simuler un départ arrêté, comme le font Jean-Eric Vergne ou Antonio Félix da Costa au début de chaque E-Prix. La procédure est assez simple, et dès le moment où je relâche la palette, les 200 KW, soit 270 chevaux du groupe motopropulseur me... propulsent au fond de mon baquet : 270 chevaux, c’est peu pour une monoplace, mais cette puissance, avec le moteur électrique, on la retrouve directement sur les roues arrière !

Je passe donc de 0 à 100 km/h en moins de trois secondes... Une bien belle manière de terminer cet essai qui ne m'a donné qu'une envie : remonter le plus rapidement possible dans une voiture de course !

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