Jérôme D'Ambrosio avant l'E-Prix de Monaco : Un même circuit, mais "inutile de comparer Formule 1 et Formule E"

Jérôme D'Ambrosio, qui a raccroché le casque en fin de saison dernière après six saisons de Formule E pour devenir Deputy Team Principal - l'adjoint de Susie Wolff - au sein de l'équipe monégasque Venturi Racing, est impatient de vivre samedi son premier E-Prix à la maison depuis qu'il a endossé ces nouvelles responsabilités.

Après six courses disputées sur trois circuits (Diriyah, Rome et Valence), JDA tire un bilan positif de sa nouvelle vie... et piloter une voiture de course ne lui manque pas.

"C’est différent, mais j’ai très bien vécu ces six premières courses, je prends beaucoup de plaisir dans ce que je fais, souligne Jérôme D’Ambrosio. J’apprends énormément, et je reste au contact d’un sport que j’ai pratiqué pendant quasiment toute ma vie. Je suis très heureux, cela me renforce dans l’idée que j’ai pris la bonne décision, et que c’était le bon moment d’arrêter ma carrière de pilote. Ce qui était important pour moi dans cette reconversion, c’était de trouver quelque chose qui me passionne autant que la course en tant que pilote. Et vivre la course en tant que directeur d’équipe adjoint, cela me plaît tout autant. L’envie n’est plus de gagner dans la voiture, mais d’essayer de le faire avec toute l’équipe, à un autre poste."

Cette année, l'E-Prix de Monaco sera disputé sur l'intégralité du circuit que l'on a l'habitude de voir en Formule 1. Seuls deux changements à noter : à l'entrée du turn 1 (connu sous le nom de Sainte Dévote), le vibreur a été repositionné à l'intérieur du virage, alors que la chicane située à la sortie du tunnel le plus mythique de l'histoire du sport automobile a été légèrement modifiée.

Un circuit - quasiment identique -, mais pas la peine d'essayer d'analyser les temps au tour d'une Formule 1 ou d'une Formule E...

"Vouloir comparer les deux disciplines, c’est naturel, on l’a souvent fait aux débuts de la Formule E, reprend l'ancien pilote Marussia Virgin Racing en Formule 1. Forcément, la Formule E va moins vite. C’est une technologie qui n’a que six ans, il y a d’autres challenges qui sont très intéressants du point de vue du pilote. Ces voitures sont très compliquées à piloter, de par la performance du train roulant, qui est assez exceptionnelle. La puissance électrique dont on dispose est très efficace, elle est là, elle vient directement. Mais on a beaucoup moins d’appuis, pas de pneus slicks, mais ce n’est pas dans la philosophie du championnat, on ne veut pas se concentrer là-dessus. Au contraire ! Tout cela enlève du grip, et donc, un peu de facilité au pilote. Cela laisse plus de place à l’erreur, cela crée du spectacle. Ces deux disciplines sont complètement différentes. Une Formule 1 va très vite, sur un tour, c’est incroyable. En Formule E, on parle d’énergie, de gestion d’énergie, de nouvelles technologies… Les courses sont très différentes. On ne peut pas comparer les deux. Samedi, on peut s’attendre à une belle course, comme c’est souvent le cas en Formule E, une discipline qui a toujours produit un spectacle très intéressant. Sur ce circuit, je pense qu’il y aura vraiment des dépassements, et c’est assez excitant pour les spectateurs. Il y aura 6500 personnes présentes samedi, on a vraiment hâte de retrouver les fans dans les tribunes !"

De bonnes performances et un podium pour Venturi Racing

Les deux pilotes de l'équipe Venturi Racing, le Suisse Edoardo Mortara et le Français Norman Nato, ont enchaîné les hauts et les bas depuis le début de saison. Edoardo Mortara a terminé sur le podium du premier E-Prix de la saison en Arabie Saoudite, alors que Norman Nato a été déclassé lors du premier E-Prix de Rome alors qu'il avait franchi la ligne en deuxième position.

"Nous sommes très satisfaits de la performance, car quand la voiture finit la course et ne rencontre pas de problèmes, on est largement dans le Top 10, se réjouit Jérôme D'Ambrosio. À Rome, il y a eu une erreur au niveau de la gestion de l’énergie sur la voiture de Norman, mais cette erreur ne nous a apporté aucun avantage, c’est un réglage qui n’a pas été activé comme il aurait dû l’être, quasiment sur la ligne d’arrivée. À Valence, Norman franchit la ligne en deuxième position, et finalement il termine cinquième à cause d’une pénalité qui, là aussi, était tout à fait normale. Nous sommes proches, nous sommes là, mais on a eu des occasions qu’on n’a pas réussi à concrétiser. Lors de la deuxième moitié de saison, il faudra se concentrer là-dessus. La performance était là en Arabie Saoudite, à Rome et à Valence, sur trois circuits très différents. Il faudra désormais concrétiser notre potentiel. Ici, on doit essayer de viser le podium. Lors des trois premiers double headers (deux courses en deux jours, ndlr), sans pénalités, on terminait trois fois sur le podium. C’est notre course à domicile, pour nous les deux voitures devront finir dans les points, dont au moins une sur le podium."

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK