Equitation : Le sport équestre belge souffre et appelle à l'aide

Le sport équestre belge souffre fort. Il a lancé un appel à l'aide pour tenter de subsister à la crise économique et sanitaire liée au coronavirus. La fédération belge des sports équestres, ses ailes linguistiques et d'autres acteurs du secteur, demandent un réduction uniforme de la TVA de 21% à 6%, a-t-elle expliqué dans un communiqué jeudi, et ce pour une durée d'un an.

"Le secteur équestre revêt une grande importance sociale et économique dans notre pays, mais il est aujourd'hui soumis à une énorme pression. Certaines activités continuent à garantir le bien-être de nos chevaux vu qu'ils doivent continuer à bénéficier d'activité physique et de soins. Néanmoins, cela signifie un énorme gouffre financier pour de nombreux professionnels de ce secteur. Les coûts continuent à s'accumuler alors que les revenus chutent de manière drastique ou sont tout simplement nuls", explique-t-on en préambule dans le communiqué.

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Il faut savoir que le sport équestre représente un impact économique d'environ 1 milliard d'euros et que la Belgique compte environ 350.000 chevaux sur son territoire, soit la plus forte densité de chevaux au monde (11 chevaux par km²). Elle compte aussi 100.000 cavaliers, plus de 1.000 clubs, centres équestres et écuries, 7.500 chevaux dans le secteur de courses et plus de 300 entraineurs, jockeys et drivers, détaille le communiqué.

"Le secteur équestre demande d'une seule voix que le taux de 6 % soit étendu à tous les chevaux, quelle que soit leur race et leur utilisation. Cette demande vise non seulement l'élevage et le commerce d'équidés, mais également toutes les activités connexes visant l'élevage, l'entretien, les soins, la vente et l'hébergement des chevaux, y compris le suivi vétérinaire et d'autres occupations ayant un lien avec le secteur, mais aussi la formation et l'entrainement des cavaliers, des jockeys, des meneurs et, bien sûr, des chevaux. Nous demandons que le taux de TVA des activités liées aux sports équestres soit réduit de 21 à 6% et ce, pour au moins les 12 prochains mois", clame les forces en présence du sport équestre et hippique soulignant aussi la valeur du cheval belge.

Un cheval sur quatre participant aux Jeux Olympiques et aux Championnats du Monde est en effet d'origine belge. Quatre étalons belges se trouvent dans le top 10 des meilleurs reproducteurs au monde.

"Actuellement, ce taux de TVA réduit ne s'applique qu'aux chevaux des races habituellement utilisées comme chevaux de trait, lourds ou semi-lourds, ainsi qu'aux chevaux vendus, acquis via le commerce intracommunautaire ou importés pour l'abattage et ce sans distinction de race. Le taux normal de 21% s'applique aux chevaux de races normalement utilisées comme chevaux de selle: les purs-sangs et les demis-sangs, y compris les chevaux de trait légers et les poneys, même si ces chevaux ne sont finalement jamais montés, s'ils sont destinés à être utilisés comme juments ou étalons reproducteurs ou comme trotteurs. Toutefois, les chevaux de selle pour lesquels on peut prouver qu'ils sont vendus, acquis via le commerce intracommunautaire ou importés pour être abattus sont soumis au taux réduit de 6 %".

Les chevaux sont aussi des animaux ayant une utilité sociale et thérapeutique avec l'hippothérapie et les fermes thérapeutiques, ajoute aussi la fédération belge.

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