Une haltérophile belge témoigne : "On m'a proposé plusieurs fois de me doper"

C’est un reportage diffusé par la chaîne allemande ARD qui a relancé le débat. Une enquête qui révèle “une culture de la corruption” dans le monde de l'haltérophilie.

Dans le viseur, il y a la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF) et son président hongrois Tamas Ajan qui auraient couvert pendant des années des pratiques de dopage. Des révélations qui ne surprennent pas l’haltérophile belge Anna Van Bellinghen. "J’ai été plusieurs fois en Russie pour m’entraîner et la moitié du temps, on m’a proposé de prendre des hormones de croissance. Pas de manière directe, mais on m’a conseillé de penser à améliorer mes moyens de récupération. Quand on est à l'hôtel lors des compétitions, on entend et on voit des choses interpellantes”. 

Dans cette enquête diffusée sur la chaîne allemande, on apprend notamment que des haltérophiles de haut niveau n’auraient pas été testés de manière régulière et que certains contrôleurs antidopage se seraient vu offrir de l’argent pour manipuler des échantillons. Pour Anna Van Bellinghen, une solution existe mais elle est difficile à mettre en place. "La solution, c’est d’avoir plus de tests indépendants. Actuellement, il n’y a qu’une équipe qui réalisent les tests anti-dopage et ça appelle la corruption. Il faudrait davantage de contrôles indépendants”.

Des contrôles indépendants pour éviter ce qui s’était déjà déroulé en 2017. Alerté de certains cas de dopage, le comité international olympique avait alors placé la discipline sous surveillance. Visiblement satisfait des efforts entrepris par la Fédération internationale d’haltérophilie, le CIO avait finalement confirmé la présence de l’haltérophilie au JO de Paris en 2024… Ces nouvelles révélations donnent un peu plus de poids à l’affaire…

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