Piotr Van Montagu : nouvelle performance

Confiné chez lui et célibataire, incapable d’enfiler seul son équipement pour pouvoir s’entraîner un mini-minimum, Piotr Van Montagu en était réduit à l’immobilisme, tendance déprime. Et puis il a réussi quelque chose qu’il pensait peut-être impossible.

On commence à connaître le personnage

Vous commencez à savoir de quel bois se chauffe cet Archer au lourd handicap. La RTBF lui a consacré un Grand Format il y a quelque temps. A (re) visionner ci-contre. Né sans bras et la jambe droite atrophiée, il s’est passionné pour le Tir à l’Arc et a décroché dernièrement un statut d’Espoir International Adeps dont il a raison d’être fier.

C’est impossible, alors j’essayerai

Pour tirer, sans bras, Piotr utilise ses jambes, bien sûr ! Mais il lui est aussi indispensable d’accrocher la corde de l’arc pour pouvoir la tendre. Puis de la libérer, avec le menton. Pour cela, un plastron spécialement conçu pour lui doit lui être enfilé sur les épaules et le torse. Impossible seul. "En tout cas je le pensais avant. C’est toujours quelqu’un qui me l’enfile. Comme je n’avais personne ici, je m’étais presque résigné. Et puis voilà ! Je n’ai rien d’autre à faire de mes journées alors j’ai réfléchi et j’ai essayé. Avec succès !".

La vidéo parle d’elle-même, elle est bluffante. Comme lui.

En plein dans le mille

Muni de son plastron, notre homme peut alors s’installer un "pas de tir". Une cible contre le mur du fond de son appartement, et le tour est joué ! Presqu’un jeu d’enfant pour ce sportif étonnant qui considère qu’avec de l’ingéniosité et de la détermination il n’y a quasi rien d’impensable.

"Je vais pouvoir tirer quelques flèches de temps en temps, ne fût-ce que pour me défouler. Je commençais à désespérer : à part promener mes chiens et regarder la télé ou jouer sur ma console, je tournais en rond".

Une corde de plus à son arc, pas peu fier, le Piotr. Et on le serait à moins !

Certains "trinquent" plus que d’autres

En période de confinement, les célibataires, que l’on appelle d’ailleurs "isolés", sont plus en difficulté que ceux qui confinent à deux ou plus. Si en plus ils souffrent d’un handicap, c’est la galère. Et parmi les sportifs, seuls ceux qui sont "de Haut Niveau" bénéficient des dérogations leur permettant de continuer à s’entraîner dans des conditions et des installations appropriées.

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