Le skieur lessinois Lionel Burgue enfile sa première… Vasaloppet !

Chaque année, les images impressionnantes du départ de cette course font le tour du monde : la Vasaloppet, cette épreuve de ski de fond mythique de 90 kilomètres disputée au centre de la Suède, se déroule ce dimanche 1er mars. Avec au départ un Hennuyer occidental, le Lessinois Lionel Burgue

A 48 ans, ce comptable a déjà participé trois fois à la Transjurassienne, en France. Mais ici, il s’attaque à un véritable monument du ski de fond. Entre les villes de Sälen et Mora, 17 000 skieurs seront de la partie… ils étaient 119 lors de la première édition en 1922. 

Sa passion pour le ski, Lionel Burgue l’entretient comme il peut au quotidien. Mais c’est évidemment loin d’être évident dans notre pays. Il a suivi pendant six mois un programme de préparation physique concocté par un spécialiste. A défaut de neige chez nous, il s’est entraîné dans son jardin et dans son garage !

Son objectif sur place est simple et compliqué à la fois : terminer la course et si possible en moins de dix heures. Le record de l’épreuve est détenu par le Suédois Jörgen Brink en 3h38’41’’.

Lionel, avec un tel nom, la Vasaloppet prête à sourire. Et pourtant, c’est une belle épreuve sportive, véritable institution dans le monde du ski de fond.

" C’est la plus longue randonnée de ski de fond dans le monde, la plus célèbre. L’origine de la course est liée à l’histoire d’un roi suédois qui aurait parcouru la distance de 90 kilomètres à pied dans la neige. C’est une épreuve mythique qui rassemble 17 000 participants le ‘jour J’ mais déjà bien plus la semaine qui précède puisque de nombreuses autres distances sont proposées aux amateurs. Quasi 60 000 personnes sont inscrites ! Personnellement, j’ai découvert le ski de fond il y a plus de trente ans. J’étais parti une semaine en vacances à la montagne pour pratiquer le ski alpin et j’ai rencontré des gens qui pratiquaient le ski de fond. J’ai essayé et j’ai décidé de m’initier à la discipline. Je me suis donc lancé dans les traces ! J’ai toujours été sportif et j’ai trouvé là un moyen efficace de travailler ma condition physique dans des paysages magnifiques, en pleine nature et à l’air pur. C’est le pied ! "

Pour me préparer, j’ai fait du vélo, du rouleau, du jogging, de la marche nordique. Je dois avoir environ 200 heures d’entraînement derrière moi mais seulement… 16 heures de ski de fond !

C’est compliqué évidemment de se préparer pour une telle épreuve en Belgique où l’on n’a pas aperçu le moindre flocon de neige cet hiver (si ce n’est ces derniers jours sur les hauteurs). Comment avez-vous fait ?

" J’ai reçu plein de bons conseils et j’ai pris contact avec le coach sportif Christophe Leclercq. Il m’a suivi dès ma première participation à la Transjurassienne en me planifiant un programme d’entraînement axé principalement sur le travail cardio, sur la musculation et sur des exercices spécifiques pour les muscles utilisés lors de la pratique du ski de fond. J’ai fait du vélo, du rouleau, du jogging, de la marche nordique. Je dois avoir environ 200 heures d’entraînement derrière moi mais seulement… 16 heures de ski de fond ! "

J’ai accroché deux chambres à air à l’armature de mon garage, ce qui me permettait d’imiter le mouvement de la poussée du bâton en tirant sur ces chambres à air !

Il paraît que vous vous êtes également entraîné en tirant sur une chambre à air dans votre garage… expliquez-nous !

" En fait, j’ai accroché deux chambres à air à l’armature du garage, ce qui me permettait d’imiter le mouvement de la poussée du bâton en tirant sur ces chambres à air, en imaginant le meilleur mouvement possible ! "

A quoi vous attendez-vous une fois au départ ?

" Certainement à beaucoup d’émotion ! Je suis un amateur d’ambiance et de foule. Alors, m’imaginer prendre le départ au milieu de 17 000 participants, ça me procure déjà une incroyable émotion rien que d’y penser… Il y aura des gens tout au long du parcours pour nous encourager. Je m’attends à mettre une dizaine d’heures pour arriver au bout. Mon seul but est de terminer et de profiter un maximum. "

Au récent Rallye automobile de Suède, les organisateurs ont dû annuler un paquet de spéciales à cause du manque de neige. On vous a bien rassuré sur la présence de neige ?

" J’ai eu quelques craintes, j’ai surveillé les prévisions. Mais les premières épreuves se déroulent normalement depuis le début de la semaine et on annonce encore de la neige ce week-end. Ça devrait le faire ! "

Oui, évidemment, j’ai peur.

Avez-vous… peur ?

" Oui, évidemment ! C’est une région que je ne connais absolument pas. J’ai un peu peur aussi par rapport aux conditions climatiques. Je transpire beaucoup et ce n’est pas évident quand il fait froid. Et puis, ma plus grosse crainte, c’est la casse de matériel. "

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