"La Gymnaestrada, une expérience tant sportive qu'humaine"

Le gala national du 7 février à Uccle
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Le gala national du 7 février à Uccle - © HARSHAD ICKX

Le club GymnoRythmies Uccle a organisé son 6e gala national Gymnaestrada le 7 février dernier. Un avant-goût local d’un événement d’envergure mondiale peu connu : la World Gymnaestrada.

"La gymnastique peut aussi se vivre comme une fête." Voilà comment Claire Audenaerde, responsable du club GymnoRythmies Uccle, résume l’esprit de la Gymnaestrada mondiale. Organisé tous les quatre ans sous l’impulsion de la Fédération internationale de gymnastique, ce rassemblement aura lieu en juillet prochain à Helsinki.

La capitale finlandaise accueillera l’événement gymnique le plus important au monde en termes de participants : plus de 25 000 gymnastes provenant de 50 pays. La Belgique sera représentée par 8 groupes. Les sept jours de la manifestation ont pour objectif de promouvoir la gymnastique de démonstration dans toute sa diversité auprès d’un large public.

"C’est une expérience unique, tant sportive qu’humaine, où l’accent est mis uniquement sur la démonstration et les échanges, loin de la compétition", assure Claire Audenaerde, responsable de GymnoRythmies Uccle. Pour Bénédicte Goubau, l’une des chorégraphes et ancienne gymnaste du club, la participation à la Gymnaestrada mondiale procure beaucoup de fierté : "Fierté de faire partie d'un si grand événement, de montrer ce dont on est capable, de partager ces moments avec nos amies, d'arriver à l’aboutissement de plusieurs années de travail acharné, de représenter la Belgique, des échanges que l'on fait sur place avec les autres pays…"

En effet, la Gymnaestrada mondiale est aussi un lieu privilégié de partage entre les clubs sélectionnés. Au-delà des démonstrations auxquelles chacun vient découvrir et applaudir le travail de l’autre, les clubs se mélangent lors d’activités organisées ou de galas. La coutume veut aussi que les gymnastes s’échangent t-shirts, trainings ou autres sacs aux couleurs des pays respectifs.

Chaque club exécute un enchaînement de maximum 15 minutes. Pour le club ucclois, par exemple, la préparation qui s’étale sur plus de trois ans est exigeante : constituer un groupe de 40 gymnastes motivées et avec une bonne base technique, sélectionner les musiques, composer l’exercice, répéter partie par partie, préparer les costumes, etc. "On compose, on cherche, on teste… Notre salon est régulièrement bousculé pour laisser la place à nos idées", confie Bénédicte Goubau.

Une expérience exceptionnelle dont le coût ne l’est pas moins : il faut compter environ 1 200 euros par gymnaste. Les clubs organisent donc une série d’activités lucratives et cherchent des aides financières diverses afin d’alléger ces frais.

La Gymnaestra mondiale débutera le 12 juillet prochain. La cérémonie d’ouverture est habituellement grandiose, avec l’entrée de toutes les délégations nationales dans un stade comble. Bénédicte Goubau considère ce défilé comme un moteur : "Repenser à ce moment me permet de me rappeler pourquoi on travaille autant pour participer à la Gymnaestrada mondiale". "C’est un réel plaisir de voir les yeux illuminés des gymnastes avec qui l’on partage un tel événement", conclut Claire Audenaerde.

Antoine Jacquet

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