Judo: la course contre-la-montre pour Tokyo a débuté

Toma Nikiforov a le regard tourné vers Tokyo mais le temps commence à presser
Toma Nikiforov a le regard tourné vers Tokyo mais le temps commence à presser - © DIRK WAEM - BELGA

C'est une véritable course contre-la-montre qui a débuté, une course à la qualification olympique pour les judokas belges. En cause évidemment l'épidémie de coronavirus qui a causé l'annulation de plusieurs compétitions (Rabat, Ekaterinburg, Antalya Tbilissi). Du coup, la fédération internationale de judo a gelé les classements. Conséquence de ce calendrier réduit, les chances de marquer des points s'amenuisent. A tel point que la participation de certains athlètes belges est remise en cause puisque le processus qualificatif pour les jeux, qui s'étale sur deux ans, est aujourd'hui suspendu jusque début mai.

"Ils ont voulu rendre ça le plus équitable possible par rapport à la situation" explique Cédric Taymans entraîneur et directeur technique de la fédération francophone. "Il restera donc trois tournois pour marquer des points et espérer se qualifier. Un grand chelem à Bakou mi-mai, le Masters à Doha et un dernier à Budapest mi-juin (un Grand Prix promu Grand Chelem, NDLR). Côté francophone, plusieurs judokas sont concernés et quelque peu embêtés par cette décision. Comme Anne-Sophie Jura, Sophie Berger et Kenneth Van Gaasbeek. Ceci étant, la situation vaut pour tout le monde, parce que tout le monde a besoin de compétition, de rythme. Mais il faut donc s'adapter. De notre côté, nous en profitons pour optimiser des choses que nous n'avons pas toujours le temps de faire comme de l'analyse vidéo, de la préparation mentale ou de la nutrition."

Les possibilités de marquer des points et de se positionner en ordre utile au ranking olympique, grossièrement figurer dans le top 18 mondial par catégorie de poids, sont donc aujourd'hui réduites. Ce qui pose de sérieux problèmes à des athlètes comme Toma Nikiforov, qui suite à une blessure n'a pas combattu depuis plusieurs mois. Il est donc logiquement en manque cruel de points. "Nous sommes actuellement en attente "explique son entraîneur Damiano Martinuzzi. "Nous allons probablement partir en stage au Brésil puisque tout est annulé jusque fin avril. Il faut savoir s'adapter."

Le temps presse donc pour le colosse bruxellois qui n'aura que trois chances de performer pour engranger les points nécessaires pour aller à Tokyo. "Le souci, c'est que les trois tournois organisés entre mai et mi-juin seront très denses en terme de participation. Ce sera donc plus relevé qu'un championnat du monde. Il ne faudra pas se louper."

Des athlètes qui pour certains en viendraient presque à souhaiter que les jeux soient postposés et reportés plus tard dans le calendrier. Et éviter cette stressante course contre la montre
 

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