JO de Tokyo: Olav Spahl "Il n'y a pas de plan B"

Le directeur su port de haut niveau du COIB, Olav Spahl, reste optimiste
Le directeur su port de haut niveau du COIB, Olav Spahl, reste optimiste - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

C'était une réunion téléphonique importante entre les CNO (les Comités Olympiques Nationaux) et le CIO. Réunion au cours de laquelle le Comité International Olympique a rappelé sa confiance dans la tenue des Jeux Olympiques cet été à Tokyo (24 juillet - 08 août). "Le CIO suivra évidemment les recommandations de l'OMS et du gouvernement japonais" explique Olav Spahl, directeur du sport de haut niveau du COIB (Comité Olympique et Interfédéral Belge). A la question "Y a t'il un plan B?" La réponse de Spahl est limpide "Non!" Même assurance quant il s'agit de se positionner sur un éventuel report ou sur une potentielle annulation des jeux: "Non!". Sans autre commentaire.

Le CIO qui planche toutefois sur une réforme du système de qualification pour obtenir le fameux sésame pour prendre part à la grande fête olympique. "Actuellement, 55% des athlètes sont déjà qualifiés pour Tokyo" ajoute t'il. "Pour eux, leur place dans le quota est évidemment garantie. Pour les autres, on doit se plancher sur les adaptations possibles. En prolongeant par exemple la période de qualification. Ou en déterminant d'autres critères. Comme un ranking ou des résultats de compétitions déjà passées qui sont une indication du niveau de performance de certains athlètes."

Le CIO publiera donc prochainement (début avril en principe) des critères adaptés à cette situation inédite.

On a un plan, on doit s'entraîner

Du côté des athlètes, les voix divergent. Certains souhaitent publiquement un report des jeux, plus tard dans l'année ou à l'été prochain. D'autres continuent à y croire et poursuivent leur préparation comme "si de rien n'était". C'est le cas de Charline Van Snick qui profite de la météo agréable de ces derniers jours pour travailler son judo sur la terrasse de la maison familiale, en compagnie de son papa et de son compagnon, improvisé sparring partner.

Même situation pour Kevin Borlée qui était sur la piste ce mercredi matin malgré un stage annuel aux Etats-Unis qui a logiquement été annulé. "Heureusement, le soleil a pointé le bout de son nez au bon moment" explique t'il après sa séance de ce mercredi matin. "Pour le moment, je ne pense pas trop à ça. On a un plan, on doit s'entraîner. Certes l'incertitude n'est pas chouette mais n'altère pas pour autant notre motivation, je suis quelqu'un d'optimiste et je me dis que les choses pourraient rapidement rentrer dans l'ordre notamment grâce aux mesures drastiques qui sont prises pour le moment. Il faut en tous cas laisser les experts s'occuper de cela sans pour autant prendre des décisions trop rapides. Il reste du temps mais le problème qui pourrait cependant se poser c'est si les athlètes ne peuvent pas disputer des compétition et donc se qualifier. Mais on n'en est pas encore là."

Moins d'optimisme dans le chef de Yuhan Tan président de la commission des athlètes du COIB. L'ancien joueur de badminton (Londres 2012 et Rio 2016), aujourd'hui médecin (à l'hôpital GZA Sint-Augustinus d'Anvers) est plus sceptique quant à la tenue des Jeux dans 4 mois au Japon. "C'est un problème global" explique t'il entre deux consultations urgentes. "Le plus important, c'est évidemment la santé des athlètes, des officiels et de tous les gens impliqués dans une organisation pareille. C'est la priorité absolue d'autant que personne ne sait quelle sera l'évolution de la situation dans un mois ou deux. C'est donc très difficile de faire des prévisions. Mais si les jeux ont lieux, ce sera dans certains conditions très précises. "