Jean Van Ryssel, l'homme qui soulève… 10 tonnes en 30 minutes !

Jean Van Ryssel, champion du Monde de kettlebell, soulève… 10 tonnes en 30 minutes !
Jean Van Ryssel, champion du Monde de kettlebell, soulève… 10 tonnes en 30 minutes ! - © Samuël Grulois

Si vous fréquentez parfois les salles de sport, vous connaissez sans doute la kettlebell, cette boule de fer moulée, dont le poids varie entre 12 et 32 kilos, que l'on attrape via une hanse et avec laquelle on effectue des mouvements de musculation. Si vous ne fréquentez pas les salles de sport, alors vous vous demandez probablement de quoi on parle.  Pour faire simple, le kettlebel (au masculin quand on évoque le sport) a la couleur de l’haltérophilie… mais ce n’est pas de l’haltérophilie !

C’est une discipline reconnue avec sa propre fédération mondiale, l'« International Union of Kettlebell Lifting »... l'« Union Internationale de lever de Kettlebell », dont le siège se trouve en Lettonie. Et le tout premier Championnat de Belgique de kettlebell de l'histoire se déroulera ce samedi dans la salle Dynamic Center, à Ath, dans le Hainaut. Une compétition chapeautée par la « Fédération Belge de Kettlebell », présidée par Bernard Gosez.

Le Belge Jean Van Ryssel, 51 ans, coiffeur à Lens, dans le Hainaut, est champion du Monde et d'Europe vétérans, dans la catégorie 50-60 ans. Il est donc bien placé pour nous faire découvrir cette pratique que l’on appelle aussi le… girevoy.

 

Jean, pour bien visualiser, ça ressemble à quoi une kettlebell ?

« C’est une boule en fer, dont le poids varie, avec une hanse pour pouvoir faire différents types de mouvements. C’est comme un boulet de canon. D’ailleurs on dit que, dans le temps, les marins l’utilisaient pour faire du renforcement musculaire sur les bateaux. »

Quel est le « but du jeu » ? 

« Une fois la hanse saisie, on doit effectuer des mouvements de balancement avec la kettlebell, en alternant bras droit et bras gauche. Ces mouvements sont les mêmes que dans l’haltérophilie : le clean (l’épaulé), le jerk (l’épaulé-jeté) et le snatch (l’arraché). On part toujours dans des mouvements oscillatoires avec un swing pour ramener la boule vers l’épaule avant une grosse dose d’explosivité pour monter dans le jerk et lever la kettlebell au-dessus de notre tête. »

Comment se déroulent les compétitions ?

« Chaque compétiteur se place sur une plateforme. Une fois le décompte lancé, il saisit sa kettlebell et, pendant 15 minutes (le quart de marathon), une demi-heure (le semi-marathon) ou une heure (le marathon), il effectue le plus de répétitions possibles dans le temps imparti. Les mouvements sont très réglementés et donc, face à chaque athlète se trouve un juge qui valide ou invalide le geste. »

Sur un semi-marathon par exemple, combien effectuez-vous de répétitions ?

« Mon record de Belgique, avec une kettlebell de 24 kilos, est de 417 répétitions, soit 14 mouvements par minute. Si on fait le calcul… je soulève 10 tonnes en 30 minutes ! C’est pas mal !»

Cela semble plus dynamique que l’haltérophilie classique ?

« C’est un vrai travail de puissance mais aussi de souplesse et d’étirements. C’est une discipline qui peut être complémentaire pour tous les autres sports, la natation, la course à pied, le tennis, le volley… On bosse l’explosivité, le renforcement musculaire, le cardio. Si vous voulez développer votre VO2 max, votre capacité pulmonaire à faire un effort, le kettlebell est idéal. Et, avec des poids adaptés, les enfants peuvent le pratiquer sans aucun risque. »

 

Championnat de Belgique de kettlebell, le samedi 25 mai 2019 dès 9 heures 30, Dynamic Center, Chemin des Primevères à Ath.

https://www.abgs-kettlebell.be/index.php/fr/

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