Ça vole haut à Anvers !

Dans la famille "Gymnastique", voici mademoiselle la Gymnastique Acrobatique. Ou "acrogym". Ou même "acro", tout simplement. Anvers accueille ce weekend les championnats du monde de cette discipline à part entière, à ne pas confondre avec ses cousines "Gymnastique Artistique" et "Gymnastique Rythmique (Sportive)"...

La gymnastique acrobatique, c'est avant tout un sport... d'équipe. En compétition, elle se pratique à 2, à 3 ou à 4, selon les catégories (paires féminines, masculines et mixtes ; trio chez les dames, quatuors chez les messieurs). Avec des rôles bien assignés : "Il y a les porteurs (plus grands, plus forts) qui... portent, et les voltigeurs (plus petits, plus légers) qui sont lancés. Les préparations physiques sont différentes, mais il y a surtout une base de gymnastique. Et on travaille bien entendu la confiance. Il faut être sûr que notre partenaire va nous rattraper et qu'on ne va pas s'éclater la tête par terre", explique en souriant Aurore Mestdag, monitrice spécialisée en acro au Gym Club ATHENA (à Tubize).

Le but de l'acro ? Présenter en musique des acrobaties individuelles et collectives, allant des mouvements gymniques bien connus comme les poiriers ou les saltos, jusqu'aux pyramides humaines, qu'on appelle aussi les "portés". "C'est un peu comme au cirque ou comme les cheerleaders" précise Patricia Van Eesbeeck, co-fondatrice du club. "Il y a des portés statiques, à tenir minimum 3 secondes, et des portés dynamiques, avec une course d'élan et des figures en l'air, où pendant un bref instant le voltigeur ne touche plus le sol ou son partenaire. Et il y a une vraie note artistique aussi, une émotion à faire passer pendant la chorégraphie. Le public doit ressentir ce que la musique raconte." 

Entre sport et... cirque

Assister à un exercice d'acrogym fait inévitablement penser à certains acrobates de cirque, et ce n'est pas un hasard: "Oui, l'acro descend du cirque", relate Patricia. "Mais on est vraiment dans le sport. Il y a une cotation très stricte sur les éléments techniques. Il faut travailler et travailler encore les différents mouvements." Jusqu'à les maîtriser et les présenter en compétition à un jury qui évaluera plusieurs aspects. Aurore : "Il y a 4 types de juges différents: un juge général qui vérifie que la tenue est conforme, que le/la gymnaste ne sort pas du praticable, tout ce genre de choses ; un juge de difficulté qui va évaluer la difficulté de la série présentée et qui va aussi regarder si les portés sont bien tenus et bien exécutés pendant le temps requis ; un juge artistique, qui va regarder l'ensemble de la chorégraphie et voir si c'est joli, si c'est synchronisé, si il y a de l'amplitude ; et un juge technique qui regardera lui la précision de l'exercice."

Le spectacle sera donc au rendez-vous à Anvers à partir de ce vendredi 13 avril, avec les meilleurs gymnastes mondiaux. Aux côtés des grandes nations de la gymnastique acrobatique que sont la Russie, la Chine et la Biélorussie, la Belgique sera aussi une candidate sérieuse aux médailles dans les différentes catégories représentées. 13 Belges ont été sélectionnés, dont plusieurs médaillé.e.s lors de récentes compétitions mondiales ou européennes.

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