Brillant à l'Euro, le taekwondo belge regarde déjà vers Tokyo

Le Taekwondo belge se porte bien. La Belgique vient de décrocher 3 médailles aux récents Championnats d’Europe.

De quoi nourrir de belles ambitions dans ce sport olympique à 9 mois des prochains Jeux à Tokyo.

De l’or pour Jaouad Achab, du bronze pour Si Mohamed Ketbi et Raheleh Asemani, ce n’est pas une consécration. Plutôt une renaissance pour trois athlètes passés à côté du podium olympique à Rio en 2016.

Après une longue période de doute et une digestion difficile de cet échec. Les trois athlètes belges retrouvent leur forme au meilleur moment grâce à un travail quotidien.

C’est en banlieue d’Anvers au centre de haut niveau de Wilrijk que Jaouad Achab et Raheleh Asemani s’entraînent, plus de 4 heures par jour. Entraîneur, matériel, et infrastructures ultramodernes, en 10 ans la structure a évolué grâce à Laurence Rase. C’est elle, la figure emblématique du taekwondo belge, qui a professionnalisé son sport.

"Je les envie" souligne la directrice du haut niveau à la ligue flamande Taekwondo "Si j’avais eu la chance d’avoir la structure qu’ils ont maintenant il y a 10-15 ans je crois que j’aurais la médaille olympique qui manque à mon palmarès. Mais bon, il faut toujours des pionniers quelqu’un pour montrer le chemin, je suppose que c’était moi et j’en suis fière".

L’autre fierté du Taekwondo belge c’est l’intégration réussie de ses athlètes issus de l’immigration. Arrivé du Maroc, il y a 10 ans Jaouad Achab a appris le français, le néerlandais, et a terminé ses études tout en accumulant les victoires.

"La Belgique m’a donné l’opportunité de réaliser mes rêves. Je suis arrivé ici avec beaucoup de rêves et d’objectifs. Le système sportif belge m’a donné les opportunités de les réaliser. Je n’avais pas d’excuses. J’ai appris les langues du pays, j’ai eu mon diplôme à l’école, j’ai reçu un contrat auprès de Sport Vlanderen et je travaille encore très dur pour accomplir mes autres rêves. Selon moi, les jeunes issus de l’immigration ont tout pour réussir ici. Il faut s’adapter, tout donner, bien étudier et surtout être déterminé et foncer".

Ces précieux conseils, Jaouad Achab, les prodigue aussi à sa partenaire d’entraînement. Raheleh Asemani est arrivée en Belgique en 2013 en provenance d’Iran. Elle était alors réfugiée politique. En quelques années, elle a elle aussi trouvé sa place dans son pays d’adoption.

"Après Rio, j’ai tout arrêté. J’ai repris mon travail chez Bpost. Là-bas Tout le monde m’a motivé à revenir et à aller plus loin. Je trouve cela très important que les gens m’aient soutenu. Ces réactions positives m’ont apporté beaucoup d’énergie. Cela m’aide beaucoup".

Une énergie qui devrait l’aider à décrocher son ticket pour les prochains Jeux Olympiques lors du tournoi de qualification européen au mois d’avril.

Au total, la Belgique espère emmener 4 athlètes à Tokyo avec une seule et même ambition.

"On y va au minimum pour une médaille" précise Laurence Rase "Sinon cela ne vaut même pas la peine d’aller aux Jeux je pense. On arrivera la plus sage avec plus d’expérience et on va forcément aborder les jeux d’une autre manière".

Continuer à rêver la nuit ou se lever pour réaliser ses rêves ?

Le taekwondo belge a choisi sa voie.

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