2018 année record pour le sport belge et tremplin pour l'avenir

2018 année record pour le sport belge et tremplin pour l'avenir
2018 année record pour le sport belge et tremplin pour l'avenir - © ERIC LALMAND - BELGA

L'année écoulée a été faste pour les sportifs belges. De Glasgow à Innsbruck, de Berlin à Doha, la Belgique a brillé tout l'été.

Nos compatriotes ont notamment glané 19 médailles aux championnats d'Europe, Emma Plasschaert (voile) et Nina Dewael (gymnastique) sont devenues championnes du Monde, les cyclistes se sont illustrés en Autriche, sans oublier la relève qui pointe déjà le bout du nez avec Jonathan Sacoor ou Remco Evenepoel.

"C'est du jamais vu. C'est le meilleur été de l'histoire du sport belge", se réjouit Eddy De Smedt. "Et l'année avait commencé avec la médaille olympique de Bart Swings à Peyongchang (argent en mass-start)". Le directeur du sport de haut niveau au comité interfédéral et olympique belge estime que les graines du succès ont été plantées à Rio en 2016. "Ces Jeux ont joué un rôle de déclencheur. Chez les athlètes, les coaches et au sein du public. Comme les médailles étaient là (6), les Top 8 ont été reconnus à leur juste valeur ... comme des médailles potentielles. On a su saisir le momentum".

Au moment de céder le témoin, après 33 ans de service, De Smedt peut savourer ces succès et le travail accompli. "L'été a été brillant, l'avenir s'annonce également brillant. Le potentiel est là".

Il reviendra à son successeur l'Allemand Olav Spahl "d'exploiter ce potentiel" au mieux. L'ancien nageur reçoit les rênes d'une affaire qui marche. Avec les attentes qui en découlent. "Je suis ambitieux et j'aime les défis", sourit-il. "Je veux poursuivre le travail d'Eddy".

Spahl, ancien membre du comité olympique allemand, a postulé sur les conseils ... d'une amie. "Je ne cherchais pas un nouveau job. Mais cette amie m'a appelé et m'a parlé de ce poste. Elle m'a dit : "tu as le profil idéal". J'en ai discuté avec ma compagne et je me suis lancé. Au début tout le monde en Allemagne me demandait pourquoi j'allais en Belgique. Et puis les choses ont changé. Pendant la Coupe du Monde d'abord et puis à l'Euro de Berlin où j'étais présent avec un oeil sur les Allemands et un autre déjà sur les Belges. Le dernier jour j'ai reçu un message avec un vidéo d'une collègue qui était à Aarhus où Emma Plasschaert a gagné l'or. Elle me disait que j'avais pris la bonne décision".

L'objectif "médailles" à Tokyo ? "Trop tôt pour en parler"

Pas question de se reposer sur ces résultats, aussi beaux soient-ils. Le discours du nouveau patron sportif du COIB est clair et direct : "Sois fier ! Sois exigeant ! Sois humble ! Soit confiant !"

Tokyo, c'est déjà demain. Mais au moment de parler chiffres et nombre de médailles dans la cité japonaise, Olav Spahl prône la patience. "Les prédictions les plus fiables sont les analyses qui concernent les chiffres socio-économiques, pas les résultats sportifs. Il n'y a pas encore de prédictions au niveau international pour Tokyo. Tous les experts attendent la fin de l'année 2019. Peut-être qu'à ce moment-là nous aurons un chiffre ... mais pour l'instant il est trop tôt". L'objectif principal annoncé est d'augmenter les nombres de Top 8. A ce niveau de performance, tout est possible le Jour J.

D'ici là, Spahl accompagnera au mieux nos sportifs pour les mettre dans les meilleures conditions. En attendant, la logistique se met en place. Le camp de base belge au Japon a été déniché. Il se situera à Mito, à 1h30 de Tokyo et de l'aéroport et à une demi-heure d'un complexe sportif multi-sports. La délégation belge y séjournera avant les Jeux mais également pendant les compétitions pour une partie des athlètes. 

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