Thiam : "C'est clair que je suis un peu la personne à abattre"

Thiam : "C'est clair que je suis un peu la personne à abattre"
Thiam : "C'est clair que je suis un peu la personne à abattre" - © Tous droits réservés

Nafissatou Thiam entame l'heptathlon des championnats d'Europe de Berlin avec la pancarte de favorite sur le dos. Championne olympique et championne du monde, la Namuroise peut décrocher le seul titre qui manque à son palmarès.

Cette triple couronne elle est "un peu obligée d'y penser puisque tout le monde m'en parle". "Pour moi, un championnat est toujours l'objectif de l'année que ça soit un Mondial, un Euro ou les JO. J'ai envie d'être la meilleure ici, que j'ai gagné le titre auparavant, cela ne change rien. Je suis là pour faire la meilleure performance possible. Je sais que je suis capable de défendre une place sur le podium. Forcément, j'ai envie de le faire et d'être la plus difficile à battre. Je suis en forme. Je peux faire de très bonnes choses et je vais me battre pour être dans le haut du classement. Après ce que vont faire les autres, je n'ai pas de contrôle là-dessus".

Au fil des titres et des médailles, Nafi s'est transformé en épouvantail pour ses adversaires. Elle relativise. "Je ne sais pas. Je pense que les relations restent fort sympathiques entre les heptathloniennes. Je n'ai pas l'impression que ça change. Après, c'est clair que je suis un peu la personne à abattre. Tout le monde a envie de terminer sur la première place du podium. Même si on s'entend bien, on reste des rivales sur la piste. Cela reste un environnement sain". La pression la plus forte vient de l'extérieur. "Tout le monde attend de moi que je revienne avec la médaille d'or. Ça c'est plus difficile à vivre".

"La piqûre de taon ? Il faut savoir gérer ce genre de petit accident"

La dernière ligne droite de sa préparation a été perturbée par une piqûre de taon. "Je ne m'inquiète pas trop pour la hauteur (elle avait renoncé à disputer cette épreuve à Liège, ndlr). Je n'ai fait que deux compétitions, c'est vrai. J'ai de bonnes sensations. Cette piqûre m'a fait perdre une bonne semaine d'entraînement. Il faut savoir gérer ce genre de petit accident. Ce n'est pas catastrophique et je ne pense pas que cela va influencer ma performance ici."

Cette saison, l'athlète du RFCL a essayé une nouvelle course d'élan au javelot. A Götzis, le test n'a pas été concluant. "On a décidé de revenir en arrière pour ces championnats. Ça ne veut pas dire que le projet de modifier ma course d'élan ne tombe pas à l'eau pour la saison prochaine. Je pense que c'est le seul moyen d'aller chercher des mètres en plus, d'évoluer et de repousser ses limites".

Dernier facteur à prendre en compte, la chaleur assommante qui règne sur Berlin comme un peu partout en Europe. "Il va falloir faire attention, essayer de se mettre à l'ombre le plus souvent possible. On a des boissons pour récupérer. Essayer de se refroidir avec des vestes de glace. Faire du sport sous la canicule, ce n'est pas idéal. Mais, c'est toujours mieux que la pluie. Il faut savoir s'adapter et c'est la même chose pour tout le monde".

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