Lost in Loch Lomond, au cœur de la belle Écosse

Mile après mile, nous nous enfonçons à l’intérieur des terres. À gauche, bien sûr. Après une semaine, nous nous sommes habitués, mais le volant à droite et rouler dans le sens opposé, ça reste assez peu conventionnel voire un peu déstabilisant. Ce n’est pas notre excellent cameraman Gérard qui dira le contraire.

C’est l’Écosse carte postale que nous découvrons. Les autoroutes sont moins fréquentées. Les paysages plus verdoyants, très peu urbanisés. La douche écossaise accompagne les battements de roues sur le bitume usé par le temps. Devant nous, l’horizon. Avec une couche de nuages qui s’harmonise à merveille avec un relief qu’on distingue à peine.

Les panneaux nous indiquent que nous nous rapprochons de notre prochain point de chute. Loch Lomond. Non ! Pas le whisky préféré du Capitaine Haddock. Un parc naturel qu’on nous a vendu comme exceptionnel. 1865 km² de nature sur 350 km de long. Un lac, plus grand que le Loch Ness mais moins profond, lové entre des petits monts et où la végétation garde le dessus sur la touche souvent trop présente de l’homme.

Petit à petit, les montagnes émergent des nuages. Le ciel se dégage. Quelques rayons de soleil viennent réchauffer la carlingue de la voiture. Nous approchons. Nous avons les yeux grands ouverts. Surtout grâce aux larges pâturages bien verts. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les terres sont bien arrosées. Mais nous sommes aussi attentifs au chemin à emprunter. On ne va pas se mentir, le GPS a quelques ratés. Comme si cette nature vivifiante refusait l’intrusion des réseaux électroniques.

C’était attendu, nous nous sommes perdus. Ne riez pas ! Quand nous nous sommes aperçus que nous voyions plus de vaches que de maisons, nous nous sommes dit qu’il y avait un problème. Les chemins de campagne et les murets typiquement écossais au milieu des champs étaient d’autres indices, c’est vrai !

Demi-tour et arrivée au Loch Lomond

Pas grave. Le coin valait le détour. Nous finissons par débarquer dans un écrin de verdure qui rappelle de belles balades dans les bois. À l’ombre des arbres, nous avançons à vitesse modérée jusqu’à un point de contrôle. L’amabilité des habitants et du personnel de ces championnats européens n’est plus à démontrer. Le steward nous dirige vers un parking non loin de notre destination finale.

Le matériel en main, nous marchons et respirons un air pur. Un zigzag plus loin, nous ouvrons encore plus les yeux. À l’arrêt. Figés. Nous admirons l’étendue d’eau devant nous. " Un lac lové entre des petits monts et où la végétation est très présente. " On ne nous a pas menti !

Le panorama est magnifique, même sous un peu de nuages. C’est ce qui fait encore plus son charme. L’impression de découvrir l’autre facette de l’Écosse. Celle qui n’est pas façonnée pour correspondre aux standards de nos sociétés modernes. L’atmosphère est agréable, apaisante, reposante.

Nous avons cherché après un membre de la famille de Nessie. Rien trouvé. À la place, un cinquantaine de nageurs s’apprêtaient à se mettre à l’eau pour s’entraîner. 17° la température de l’eau. 15° pour la température ressentie à l’extérieur. La veste et le petit gilet en-dessous rendent la situation somme toute assez confortable. Nous sommes juste bien. Pas étouffés. Pas accablés par la météo. Tout le monde a le sourire. Comme si ce cadre apportait une dose de joie et de positif à tout qui y pénètre.

C’est clair, en s’éloignant de Glasgow, la plus grande ville du pays, nous avons quitté une forme d’écrasement. Entre des enceintes sportives flambantes neuves, des restaurants à touristes ou encore des bâtiments les uns sur les autres, nous changeons diamétralement d’environnement.

Au Loch Lomond, c’est nature avant tout. Et même si le site est momentanément occupé par des tentes, quelques barrières et des humains qui s’affairent, il semble clair que la priorité est de garder tout en l’état. 4 jours de compétition à cet endroit. Pas plus. Pour justement éviter tout dommage.

Ce parc naturel, tous les Écossais en prennent soin. 50% de la population habitent à moins d’une heure de route. Visiblement, eux, ne cherchent pas après un membre de la famille de Nessie. Par contre, ils sont tout aussi émerveillés que nous quand ils longent le lac.

À peine le dos tourné pour reprendre la voiture et repartir vers la " civilisation ", nous avons déjà une certaine nostalgie qui s’installe. Le moment était trop court. Une respiration, une bouffée d’oxygène revigorante que l’on voudrait constante. Le soleil nous berce pour notre départ. Un dernier regard vers cet espace vert. Allez ! C’est promis. Nous reviendrons !

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