La recette des succès européens de Chelsea ? Changer d’entraîneur en cours de saison

Chelsea n’est décidément pas un club comme les autres. La première équipe bâtie à coups de pétrodollars a une histoire riche et un solide palmarès européens : 11 finales pour 6 trophées. Cinq de ces finales (la cinquième étant celle à venir contre City) présentent la même particularité : il y a eu un changement d’entraîneur en cours de saison. Ou l’instabilité comme recette du succès, plutôt étonnant.

Quand on sait que 4 de ces 11 finales sont des matches de Supercoupe d’Europe et qu’ils ont donc été disputés en début de saison, la stat prend encore plus d’ampleur.

Roman Abramovitch est réputé pour être un dévoreur de coaches mais l’histoire avait débuté avant son arrivée à Stamford Bridge.

Gianluca Vialli a lancé la tendance fin des années 90. L’attaquant italien, toujours actif comme joueur, a succédé en février à Ruud Gullit avant de mener les Blues à la victoire en Coupe des vainqueurs de Coupes. Un but de Zola a permis aux Londoniens de dominer Stuttgart au Rasunda Stadion de Stockholm.

Le club anglais rentre ensuite dans le rang jusqu’à l’arrivée de l’oligarque. Abramovitch est ambitieux, dépense sans compter et veut des résultats. José Mourinho en fait les frais dès le mois de septembre 2008. Le placide et énigmatique Avram Grant prend le relais. Quelques mois plus tard, Chelsea est en finale de la C1 face à Manchester United. Une glissade de John Terry lors de la séance de tirs au but et la victoire s’envole.

Quatre ans plus tard, le scénario se répète avec Andre Villa-Boas, aka The Special Two, dans le rôle de Mou. Roberto Di Matteo est catapulté à la tête de l’équipe première en mars. Le 19 mai, il inflige un camouflet au Bayern Munich de Daniel Van Buyten, battu sur sa pelouse en finale de la C1 (1-1, 3-4 tàb).

L’éphémère intérimaire italien doit rendre son tablier à la fin de l’automne suivant. A charge pour Rafa Benitez de redresser la barre. Une demi-année plus tard, il soulève l’Europa League à Amsterdam contre Benfica.

En cette année 2021, les Blues écrivent un nouvel épisode de cette drôle de saga. Frank Lampard, l’enfant chéri du club, est débarqué fin janvier. La fougue de l’ancien médian laisse la place au tacticien Thomas Tuchel. Licencié par le PSG, l’Allemand métamorphose Chelsea en quelques semaines. La double démonstration face au Real relève du chef-d’œuvre. Madrid est étouffé par le pressing et les incessantes vagues bleues. Il a puni par les reconversions ultrarapides.

Les Londoniens retrouvent une finale européenne avec un entraîneur qui n’était pas là en début de saison. Le dernier chapitre de ce volet reste à écrire. Rendez-vous le 29 mai.

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