Yvan Ody, 75 ans, aux mondiaux d'athlétisme Indoor

Les mondiaux d’athlétisme Indoor débutent ce weekend à Torun en Pologne. Des championnats réservés aux athlètes de plus de 35 ans et plus. Et parfois beaucoup plus. C’est le cas d’Yvan Ody. Ce Bruxellois de 75 ans y disputera le pentathlon, le 60m haies, la hauteur et le triple saut.

Une boulimie sportive débutée il y a 62 ans et qui n’est pas près de s’arrêter. " Pour le moment, je ne pense pas trop à la retraite ", explique Yvan avec son sourire habituel. " Mais il arrivera certainement un moment où je devrai arrêter. Mais tant que j’ai la condition et surtout la santé, ce qui est le plus important dans notre sport, je continuerai. De temps en temps, après les compétions ou les entraînements, j’ai bien quelques courbatures mais le lendemain, c’est déjà fini. ".

Et il ne faut pas aller chercher bien loin le secret de sa longévité. Il fait très attention à son hygiène de vie. " J’essaye de ne pas faire trop d’excès au niveau de mon alimentation. Même si, à mon âge, il faut profiter encore un peu de la vie. Et il faut surtout continuer à s'entrainer régulièrement. Quand on s’arrête trop longtemps à mon âge, c’est très compliqué de récupérer son niveau. Mais c’est d’abord un hobby. Sans compter que l’on a plus beaucoup d’autres choses à faire quand on est à la retraite ", plaisante le septuagénaire.

Un entrainement régulier qui correspond à 8 heures hebdomadaires passées sur les pistes. Sans compter les heures à prodiguer ses conseils aux jeunes du club. " Ils sont très gentils. Ils me demandent souvent mon âge. Alors, je leur propose de le deviner et ils sont souvent en dessous de la réalité. Cela me fait évidemment plaisir. "

Mais la passion d’Yvan n’est pas gratuite. Malgré le standing de la compétition et ses multiples records de Belgique, il n’a reçu aucune aide en vue de ces mondiaux. Il se rendra d’ailleurs en voiture en Pologne. Il a simplement reçu, en prêt de la Ligue, son maillot belge. " Je ne peux compter que sur moi-même et c’est assez lourd. Rien que pour l’inscription aux mondiaux, c’est déjà 185 euros. A cela s’ajoute le voyage et logement sur place. "

Mais, malgré ces difficultés, Yvan est impatient de débuter la compétition.

" Malgré mon expérience, j’ai quand même un peu de stress. Mais beaucoup moins que lors de mes jeunes années puisque je suis surtout là pour le plaisir. Et puis la rivalité n’est plus d’actualité. Entre les concurrents, on se motive l’un l’autre. C’est très agréable. "

Une bienveillance qui n'empêchera pas Yvan de briguer un podium lors de ces mondiaux.

Newsletter sport

Recevez chaque matin l'essentiel de l'info sportive.

OK