Un mondial qatari à huis-clos

Un mondial qatari à huis-clos
Un mondial qatari à huis-clos - © JEWEL SAMAD - AFP

Le huis clos est une sanction courante infligée à tout club sportif qui a commis une bêtise. Le huis clos est vécu difficilement par ceux qui le subissent. Un stade sans ambiance, sans spectateur.. ça nuit au sport. C’est un peu comme assister à une séance de cinéma sans personne dans la salle.

À Doha, samedi soir, on était pas loin du huis clos. Ils étaient combien ? 5.000 personnes tout au plus pour assister à la deuxième journée de ces mondiaux. Et peut être un peu moins encore au moment de la finale du 100 mètres. Incroyable image des sprinters engagés dans l’épreuve la plus attendue du week-end. Des sprinters qui dans leur dos n’avaient que des sièges vides. Là où traditionnellement la foule se presse... ici rien de tout cela. Ahurissant à défaut d’être assourdissant !

Poudre aux yeux

Finalement cette finale du 100 m est un peu à l’image du Qatar. Un pays qui en met plein les yeux avec une présentation de la finale inédite et spectaculaire. Stade plongé dans le noir et illuminé quelques instants plus tard par un jeu de lumières et de projections sur la piste. Impressionnant. Bluffant.
Mais une fois les spots rallumés... pas de magie...les gradins sont toujours affreusement déserts. Et Christian Coleman, vainqueur incontesté au bout de la ligne droite, qui lui aussi prêche dans le désert pour un tour d’honneur ridicule devant quelques courageux.

"Qatarstrophique !"

Alors ça vous gêne ou pas ? Ce début de championnat sans ambiance, sans public ou presque. On a beau bâcher des parties de tribune ou offrir quelques places à la sauvette ça ne changera pas notre impression. Ce pays organise de grands événements mais ne vit pas pour le sport. Ou alors artificiellement. Ses voisins pas davantage, même si le conflit diplomatique qui oppose le Qatar à quelques uns des pays limitrophes n’aide pas à rameuter les foules. Pourtant à 15 euros la place on a déjà connu plus cher.
Qu’elle est déjà loin l’ambiance de feu d’il y a deux ans. À Londres... dans un stade ultra bondé occupé par des connaisseurs. Alors oui...tout ça ne donne pas vraiment envie de revenir. Reste une grosse semaine pour que le Qatar nous fasse changer d’avis. Car dans trois ans c'est le monde du foot qui débarquera ici.


 

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