Ultra endurance : Karel Sabbe repousse les limites physiologiques de l'être humain

Karel Sabbe à gauche sur la photo
Karel Sabbe à gauche sur la photo - © Karel Sabbe

C’est la grosse performance de ce début de semaine, la Belgique est championne du monde d’Ultra-endurance. Un exploit incarné par Karel Sabbe, vainqueur, et Merijn Geerts, deuxième, lors de la Big Dog’s Backyard Ultra. Une course habituellement disputée aux Etats-Unis, mais Covid oblige chaque nation courait dans son pays pour cette édition. En condensé, le principe de cette course est de réaliser un maximum de tours d’un même parcours, et la dernière personne "debout" a gagné. Sabbe était ce dernier homme debout et a couru 75 tours, pour un total de 502 kilomètres… Il a amélioré le record précédent de sept tours ! Petit portrait d’un homme qui repousse les limites physiologiques de l'être humain.

Ces dernières années, ce discret dentiste gantois, parfait trilingue, s’est fait un nom dans le monde de l’ultra endurance en décrochant ce qu’on appelle des FKT. Des fastest Know Times, littéralement les temps les plus rapides pour parcourir un sentier de grande randonnée… Il a ainsi établi plusieurs records sur des sentiers mythiques aux Etats-Unis et en Europe. Comme le sentier des Appalaches ou encore le Pacific Crest Trail… Qui sont aux Etats-Unis ce que sont le GR20 ou le tour du Mont Blanc à l’Europe…


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Des périples parfois de plus de 50 jours à enchaîner quotidiennement une centaine de kilomètres en pleine montagne…

Cette notoriété soudaine dans la communauté internationale lui vaut maintenant d’être observé par tout un milieu, celui des ultra trailers, ces hommes et ces femmes capables d’enchaîner plusieurs jours de course sans dormir… L’année dernière, il avait fait forte impression pour sa première participation à la Barkley, la course à pied réputée la plus difficile au monde… Cette fois, il vient de repousser les limites physiologiques de l’être humain puisque jamais avant lui un homme n’avait couru 75 heures, plus de trois jours et trois nuits donc, parcourant 503 kilomètres sans s’arrêter.

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