Report d'un an des JO 2020 ? Pas l'affaire des Borlée, en fin de carrière

Le scénario du report des Jeux Olympiques de Tokyo se précise. Et si, quelque part, ce report pourrait arranger une partie des sportifs, comme ceux qui reviennent de blessure, ce ne serait, en revanche, pas forcément une bonne chose peur ceux qui en avaient fait un dernier objectif. Et ils sont nombreux forcément, vu le prestige de l’évènement. A 32 ans, Jonathan Borlée fait partie de ceux-là.

Il y a presque 12 ans que les jumeaux Borlée sont de l’aventure olympique. Tokyo constituait donc un beau point de mire, avant de relâcher la pression. Et dans ce contexte, 12 mois de plus, ce n’est pas rien pour Jonathan Borlée. "Honnêtement je ne savais pas si j’allais continuer ma carrière après les Jeux Olympiques. C’est sûr que reporter d’un an, quand on est en fin de carrière, c’est énorme. J’espère (et je pense !) que j’aurai la motivation de repartir pour un an. Je ne veux pas m’arrêter là-dessus". Le scénario le plus probable est un report d’un an. Mais on évoque aussi, moins probable, la tenue des Jeux en octobre.

Un moindre mal dans la préparation du spécialiste du 400m? "Pas vraiment. Qu’on reporte en octobre ou en juillet suivant, il faudra de toute façon se remettre au travail. Car la préparation a été faite pour l’été 2020. Ici on était sur le point d’atteindre un premier pic de forme pour entamer les compétitions. Maintenant, si on nous annonce un report, même de quelques mois, il faudra revoir toute l’organisation. 12 mois de plus, ce serait évidemment un investissement conséquent."

Mais il n’y a pas vraiment de débat à avoir. Priorité à la santé. "De toute façon, ce sont les experts qui décideront. Et il faut qu’ils le fassent consciencieusement. C’est pour la santé de tous." Et Jonathan Borlée ne voudrait certainement pas que ces Jeux se maintiennent en 2020 à tout prix."On a envie d’affronter les meilleurs athlètes qui ont pu se préparer dans les meilleures conditions. Et si ça dure encore 3 ou 4 semaines, avec des mauvaises bases d’entraînement pour beaucoup, on risque de ne pas avoir de beaux Jeux Olympiques. Le sport serait perdant."

Et finalement le sprinteur relativise avec le sourire. "C’est dur pour tout le monde. Ici on s’inquiète pour ce qui seraient sans doute mes derniers Jeux. Mais moi je pense à ceux pour qui ça doit être les tous premiers. En forme en 2020, ils ne le seront peut-être plus l’année prochaine."

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