Mondiaux de relais: les Tornados et les Cheetahs en quête de repères et de confiance

Après 3 éditions aux Bahamas (2014, 2015 et 2017) et une au Japon (Yokohama en 2019), les mondiaux de relais font cette année étape en Pologne, plus précisément à Chorzów en Silésie. Des épreuves qui se dérouleront ce week-end du 1er mai (séries le samedi, finales le dimanche).

Depuis leur création, la Belgique y a toujours pris part. Grâce aux Tornados qui y ont remporté deux médailles de bronze (en 2019 au Japon et en 2015 à Nassau) et aux Cheetahs qui en 2019, à l'occasion de leur première participation à ce rendez-vous planétaire, avaient décroché au Japon leur qualification pour les mondiaux de Doha (et par la suite un ticket pour les jeux olympiques de Tokyo cet été). Les deux équipes y avaient également pris part pour la première fois au relais 4X400 mixte (avec une 8e place à la clef).

Si les belges (principalement les garçons) font toujours partie des favoris au podium lorsqu'ils se présentent au départ d'une compétition internationale, c'est un peu moins le cas pour ce rendez-vous polonais. Jacques Borlée, le coach, ne peut en effet pas compter sur toutes les forces vives habituelles: Jonathan Borlée, Christian Iguacel et Julien Watrin sont blessés. Il n'emmène donc avec lui en Pologne que quatre coureurs: Kevin et Dylan Borlée, Robin Vanderbemden et Jonathan Sacoor qui a bravé l'interdiction de son université américaine pour rejoindre la sélection nationale. Il s'agira donc en Pologne de répéter ses gammes en vue des JO qui constituent l'objectif avoué du relais depuis plusieurs mois (la médaille olympique est la seule qui manque au palmarès des Tornados). Même si, en l'absence de plusieurs grandes nations qui n'ont pas voulu prendre le risque de se déplacer en Pologne, il y aurait pu être eu un coup à jouer. "Avec la force qu'il y a dans le team, on peut aller chercher des choses incroyables" explique Jacques Borlée. "Avec le métier qu'il y a dans l'équipe, il faut la jouer subtil. On va donc jouer notre carte à fond sans calculer grâce notamment à notre force du placement. C'est dimanche qu'il faudra penser à la gestion si on se qualifie avec les Tornados et le relais mixte."

Objectif top 10 pour les Cheetahs

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Camille Laus, la capitaine, qualifie la Belgique pour la finale A des mondiaux de relais 2019, ouvrant la voie vers les jeux olympiques © Tous droits réservés

Chez les dames, Hanne Claes n'a pas été retenue (à cause d'un nombre limité d'athlètes autorisés par pays). L'équipe se composera donc de salle de Hanne Maudens, Cynthia Bolingo, Paulien Couckuyt, Camille Laus, Margo Van Puyvelde et Imke Vervaet. Les filles de Carole Bam tenteront elles de se qualifier pour la finale A (les 8 meilleures nations) ou de terminer à une des deux premières places de la finale B, une performance qui leur permettrait de décrocher leur ticket pour les mondiaux d'Eugene aux Etats-Unis en 2022. "Les filles sont très motivées" explique Carole Bam, la coach. "On visera avant tout la qualification pour 2022, c'est l'objectif premier. Mais c'est aussi une bonne répétition avant Tokyo. Et en allant chercher dans nos tripes, on peut toujours faire quelque chose d'énorme."

Et si on misait tout sur le relais mixte?

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A Yokohama en 2019, le relais mixte avait pris la 8e place de la finale © Tous droits réservés

Jacques Borlée l'avoue à demi-mots. Si les Tornados devaient ne pas se qualifier pour la finale A parmi les 8 meilleures nations mondiales, il pourrait focaliser son énergie sur le relais mixte. "Cynthia ne le dit pas mais elle est très en forme" explique t'il "Camille aussi. Et avec des gars comme Kevin et Dylan, il y a moyen de faire quelque chose avec cette équipe mixte. "

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