Les frères Borlée: "Avec Jonathan Sacoor, la concurrence est saine…"

Les frères Borlée: "Avec Jonathan Sacoor, la concurrence est saine…"
Les frères Borlée: "Avec Jonathan Sacoor, la concurrence est saine…" - © LAURIE DIEFFEMBACQ - BELGA

Vendredi soir au Mémorial Van Damme, ce sera l’un des clous du spectacle… et peut-être l’étalon de la future hiérarchie du 400 m. Deux des frères Borlée, Kevin et Dylan (Jonathan est forfait) vont affronter le nouveau prodige du tour de piste Jonathan Sacoor, champion du monde junior et 2e meilleur chrono de tous les temps en juniors . Alors y a-t-il du passage de témoin dans l’air ?

Ils s’entraînent chaque jour ensemble, mais sur la piste ils sont rivaux. Ce serait en quelques sorte le duel des Anciens et du Moderne : les jumeaux ont 30 ans, Dylan 25… et Jonathan Sacoor en aura 19 samedi. Alors, s’agit-il entre eux d’une saine émulation ou d’une vraie menace ?

Il y a une concurrence, évidemment, cela reste un sport individuel, mais c’est une concurrence saine " explique Jonathan Borlée. " On fait un maximum à l’entraînement pour qu’il trouve ses marques. " " Je lui souhaite la plus belle carrière possible, il ira peut-être un jour plus vite que moi " poursuit Kevin Borlée. " Ca ne change rien à mon approche de la compétition : je fais ce que j’ai à faire… et lui fait ce qu’il a à faire. "

Dylan Borlée précise : " Faut que ce soit positif sinon ça ne fonctionnerait pas. On s’entend bien, il n’y a pas de grosse rivalité… en tout cas pas sur la course de vendredi soir (rires). Si cette course fait figure de test pour la hiérarchie du futur s’il termine devant moi ? Ca ne voudra rien dire, c’est une course de fin de saison, on est tous très fatigués. Mais c’est vrai qu’il est jeune et il veut battre tout le monde, c’est normal. Moi je ne pense pas à ça… "

Exil aux States

On parlera donc d’inspiration. La preuve : Jonathan, Sacoor, comme les Borlée en 2009, va rejoindre les Etats Unis et l’Université de Tennessee pour y bosser sur place avec l’ex-coach des Twins. " Cela reste pour moi une expérience incroyable " poursuit Kevin. " Ce sont les meilleurs du sprint mondial. Jonathan sera bien entouré, avec un coach qui a fait ses preuves : il fait le bon choix. " Et Jonathan de compléter : " Déconseiller de partir est stupide. C’est une expérience de vie incroyable, bien au-delà du sport. Et ce n’est pas une prison : si on ne s’adapte pas, on peut toujours rentrer. "

Après Jonathan Sacoor devra assurer son statut prometteur. D’où la question qui tue : le Sacoor d’aujourd’hui est-il plus fort que les Borlée à 20 ans ? " Au même âge, nous on était blessés, donc faire des comparaisons est vraiment stupide " conclut Jonathan. " C’est le Jonathan Sacoor d’aujourd’hui qui a un très haut potentiel et c’est là-dessus qu’il doit se concentrer. À l’entraînement il est fougueux, mais j’étais comme ça aussi à son âge : personne ne devait rien me dire car je voulais être le meilleur dans tous les domaines. Il doit garder cette mentalité et c’est elle qui le mènera loin. "

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