La jeune classe américaine éblouit à Portland

La jeune classe américain éblouit à Portland
La jeune classe américain éblouit à Portland - © MARK RALSTON - AFP

Les États-Unis ont bouclé dimanche "leurs" Mondiaux-2016 d'athlétisme en salle de Portland avec un bilan record de 23 médailles, dont 13 en or, remportées notamment par des révélations comme Vashti Cunningham, sacrée à la hauteur à seulement 18 ans.

Pour sa première finale dans un grand Championnat, Cunningham, encore lycéenne à Las Vegas (Nevada) et invitée de dernière minute pour le rendez-vous de Portland, a montré beaucoup d'aplomb.

Devant 7.200 spectateurs, les yeux rivés sur elle, elle a franchi 1,96 m à sa première tentative, ce qui lui offert le titre devant deux rivales bien plus expérimentées, l'Espagnole Ruth Beitia et la Polonaise Kamila Licwinko.

"Je n'ai jamais pensé possible de disputer ces Mondiaux et d'y remporter le titre", a souligné Cunningham, dont le père et entraîneur est un ancien quarterback de l'équipe de football américain des Philadelphia Eagles.

La nouvelle championne du monde ne cache pas son ambition: "J'espère maintenant aller à Rio, je vais tout faire pour y aller et en ramener une médaille", a-t-elle prévenu.

A 23 ans, Marquis Dendy a lui aussi fait forte impression en s'imposant avec ses 8,26 m dans le concours de saut en longueur pour sa première participation à un Championnat du monde senior.

Autre titre conquis dimanche par un grand espoir américain, celui du 1500 m par Matthew Centrowitz, son premier sacre planétaire à 26 ans.

"Gagner ce premier titre dans ma ville natale est incroyable", a déclaré Centrowitz qui avait déjà fait sensation lors des Mondiaux-2013 de Moscou avec sa médaille d'argent sur sa distance de prédilection.

Signe de leur impressionnante supériorité, malgré l'absence de leurs stars (Allyson Felix, Tyson Gay, Justin Gatlin) qui ont déjà les yeux rivés sur Rio, les États-Unis ont écœuré leurs adversaires dans les relais 4x400 m féminin et masculin, les deux dernières épreuves au programme des Mondiaux-2016.

L'Ethiopie, pointée du doigt par la commission indépendant de l'Agence mondiale antidopage (AMA), a terminé à la 2e place du tableau des médailles, grâce notamment à sa star Genzebe Dibaba, qui a conservé son titre sur 3000 m, son troisième consécutif dans des Mondiaux en salle (1500 m en 2012 et 3000 m en 2014 et 2016).

La championne du monde 2015 du 1500 m a fait exploser ses rivales en partant à sept tours de l'arrivée et a devancé en 8 min 47 sec 43/100e sa compatriote Meseret Defar (8:54.25) et l'Américaine Shannon Rowbury (8:55.55).

Le triomphe américain a été facilité aussi par l'absence de la Russie, suspendue depuis novembre par l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) pour manquements répétés à la législation antidopage.

Le spectre du dopage a plané sur ces Mondiaux-2016.

"Le dopage n'est pas quelque chose de bien pour notre sport et pour nous, les athlètes", a asséné Dibaba.

Le président de l'IAAF Sebastian Coe veut voir dans ces Mondiaux-2016 un nouveau départ: "On ne peut pas nier que nous sommes confrontés à de sacrés défis pour regagner la confiance du public, mais ces Championnats sont un bon début", a-t-il estimé.

AFP

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