Kévin et Jonathan Borlée devront titiller leurs records pour espérer aller en finale

Avec une présence à respectivement cinq et quatre championnats du monde, en dix ans de carrière, les jumeaux Kevin et Jonathan Borlée affichent une longévité qui témoigne du sérieux qu'ils consacrent à performer dans cette discipline terrible du 400 mètres. Samedi matin, ils vont s'élancer pour décrocher une place parmi les vingt-quatre demi-finalistes des Mondiaux de Londres qui essayeront, dimanche soir, de rejoindre la finale. Celle-ci est programmée mardi soir.

En bien meilleures conditions physiques qu'il y a douze mois aux Jeux Olympiques de Rio, les "twins" affichent les 12e et 21e chronos de l'année parmi les 56 participants.

Avec l'explosion des performances sur le tour de piste depuis 2015, "c'est toujours le cas aujourd'hui" confirme Jonathan, les perspectives de finale sont limitées.

"Battre leur record personnel, même si ils prennent de l'âge (ils ont 29 ans, ndlr), rien que cela c'est terriblement motivant. S'ils arrivent à créer la course idéale, ils peuvent le battre", souligne Jacques Borlée leur coach et père qui affiche un sourire entendu quand on évoque les meilleurs performeurs mondiaux actuels. "Il reste deux places à pourvoir en finale" ajoute-t-il. Les autres semblent destinées au Sud-Africain Van Niekerk, au Bahaméen Gardiner, à deux des Américains, et à deux des Botswanais, selon Jacques Borlée.

"Pour aller en finale, il faudra sans doute courir en 44.50 ou 44.60", reconnaît Kevin. Il faudra donc s'approcher des records personnels (44.56 pour Kevin, 44.43 pour Jonathan).

"Honnêtement, je serai satisfait si je peux courir à mon niveau. Pour le reste je n'ai pas de contrôle", ajoute le champion de Belgique de la distance.

Jonathan souligne aussi que c'est sous les 45 secondes que se joueront les places en finale. "La course de Madrid (où il a réussi son chrono qualificatif pour Londres en 45.09) a été un déclic au niveau des sensations. Les 200 premiers mètres étaient vraiment très bons, même si je suis parti trop vite. J'utilise trop d'énergie pour me lancer dans les 50 premières mètres. On a travaillé là-dessus pour avoir normalement un peu plus d'énergie sur la fin."

Ce ne sera pourtant pas aisé, car le stade Olympique qui a perdu de la hauteur depuis les Jeux (sa capacité à été ramenée à 60.000 personnes. Conséquence, le vent est davantage présent. Et il souffle bien ces derniers jours sur Londres. "Il y a beaucoup de vent de face dans la première partie de course", souligne Kevin.

"Je les sens très sereins, très concentrés et je suis assez confiant", juge Jacques. "A l'entraînement, cela tourne très bien. Mais cela ne garantit pas le résultat en course."

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