Kevin Borlée : "On n'était pas confiant pour les relais, les trois sont en finale"

Tornados
Tornados - © DIRK WAEM - BELGA

Boostés par la qualification des filles, les Belgian Tornados seront encore une fois au rendez-vous d’une grande finale internationale. Et notre 4x400m est bien déterminé à aller chercher une nouvelle médaille après une première course rondement menée.

Dylan Borlée : "On était dans la chambre d’appel quand on a vu la dernière ligne droite de Camille Laus. On était tous excité à l’idée de voir qu’elles étaient troisièmes. On se disait tous 'ça passe, ça passe' et au final on a dû attendre les chronos pour savoir qu’elles étaient qualifiées pour la finale. C’est incroyable d’être en finale mondiale un an et demi seulement après avoir lancé le projet."

Pour revenir sur la course des Tornados, le plus jeune de la fratrie Borlée se montre très satisfait du déroulement des choses : "Il fallait essayer de bien se placer, c’est ce qu’on a fait. Tout le monde a bien fait son boulot, au final on est 2e, avec le 3e temps, c’est super. On essaie toujours, une fois qu’on monte sur la piste, de se donner à fond et de trouver ce "petit plus". On est abonné aux 4es places, que ce soit aux Jeux ou aux Mondiaux, ce n’est pas facile à digérer. On est encore la meilleure équipe européenne ce soir, demain j’espère qu’on fera partie des meilleurs mondiaux."

Kevin Borlée, auteur d’une excellente dernière ligne droite, était lui aussi content de la prestation du quatuor : "Cela s’est passé comme on voulait malgré une bagarre aux 200 mètres où Julien (Watrin) a été gêné. On est resté dans le peloton, c’est le principal. J’avais vu les chronos de la série d’avant, ils n’étaient pas si rapides, donc je me suis dit qu’il fallait au moins être dans le Top 5. Au final, on est qualifié à la place, c’est bien. Avant la course, j’étais assez nerveux, j’avais encore une douleur côté droit aux ischios. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Au final, j’ai senti vite que les jambes allaient bien. Je n’ai pas forcé pour revenir sur le premier, parce qu’on a encore une finale demain et on va la jouer à fond. On n’était pas confiant sur les relais et au final, les trois sont en finale (masculin, féminin et mixte)."

Watrin : "L’enjeu était vraiment important"

"Cette qualification fait super plaisir", Julien Watrin. "L’enjeu était vraiment important. Si on ne se qualifiait pas pour les Jeux, on aurait eu des grosses difficultés à se sélectionner pour le relais et l’individuel. C’est une immense joie." Le 4x400m féminin et le relais mixte ont aussi décroché leur ticket olympique. La Belgique est une vraie terre de 4x4. "C’est un engouement. C’est l’effet relais. C’est vraiment très spécial. Il y a une ambiance super dans leur équipe. Le voir passer nous a boostés. On a crié notre joie avant de partir. Surtout qu’elles font un super chrono. On n’a pas vu toute la course mais j’imagine qu’elles ont fait un truc de dingue".

Sacoor : "On va montrer que la Belgique n’est pas ici pour jouer"

"Tout le monde a fait un job extraordinaire. J’ai reçu en 3e ou 4e position. J’ai directement passé l’Afrique du Sud. Je donne le bâton en 3e position à Kevin. Et là on sait déjà qu’on est dedans (en finale). On a directement vu qu’il allait finir comme un dingue comme toujours. J’ai essayé d’être vraiment relâché dans ma dernière ligne droite, ce qui est très important pour moi", explique Jonathan Sacoor, 3e relayeur. "On a montré qu’on est une des meilleures équipes ici. Personnellement, je sens que je peux courir plus vite. L’équipe a une forme énorme. Je pense qu’on va faire quelque chose de très bien. Est-ce qu’on pense à une médaille ? Bien sûr. On n’a pas couru le 3e temps pour rien. On était encore un peu 'chill', demain on va montrer que la Belgique n’est pas ici pour jouer".

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