Jacques Borlée sur la polémique Noirs/Blancs dans son livre : "j’ai dit Noirs, j’aurais pu dire favoris"

Ça gronde ces dernières heures sur les réseaux sociaux. Les oreilles numériques de Jacques Borlée sifflent. En cause, ses propos jugés inappropriés lors d’une interview sur LN24 mardi soir.

Invité pour parler de son livre, 'Jacques Borlée, l’irréductible', le sélectionneur du relais 4 fois 4 a été amené à expliquer certaines stratégies de coaching de son équipe. Et c’est l’une d’entre elles qui a fait tiquer. Il y explique que, pour déstabiliser ses adversaires, il a exploité ce qu’il appelle le "syndrome Jesse Owens", selon lequel un athlète d’un groupe habituellement dominant a beaucoup de mal à gérer la défaite.

Dans le livre, on peut par exemple lire qu’en sprint, "un athlète noir ne supporte pas d’être dépassé par un athlète blanc". Ça ressemble (très fort) à de la stigmatisation. Mais Jacques Borlée s’en défend. "J’ai voulu simplement raconter un fait psychologique qui se passe en haute compétition. Il s’agit de la crainte de bouleverser l’ordre établi, tout simplement. Comme le Standard peut avoir une sorte de peur d’aller s’imposer à Bruges, par exemple. En athlétisme, il ne me semble pas faux de dire que les sprinteurs d’origines africaines décrochent la plupart des médailles. En tenant compte de ça, j’ai juste cherché le moyen de déstabiliser la hiérarchie, en demandant, par exemple à mes coureurs de prendre des départs très rapides".

L’utilisation des termes "Blancs" et "Noirs" manque incontestablement de subtilité dans le discours de Jacques Borlée. Une maladresse qu’il reconnaît. "J’aurais pu dire les Bahamas, ou la Jamaïque, ou plus simplement parler des favoris, mais je ne suis pas mal à l’aise avec les histoires de couleurs de peau personnellement. En revanche, je suis vraiment triste de devoir me justifier quand on me taxe de racisme. Si les gens savaient à quel point j’aime le continent africain, comment je m’y implique et aussi que c’est là que je veux terminer ma vie, ils ne parleraient pas comme ça".

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