Jacques Borlée : "On a envie de faire quelque chose de beau, je pense que c'est le moment"

Les Tornados disputent la 8e finale planétaire (JO et Mondiaux) de leur histoire. Toujours présents, souvent placés, les Belges semblent en mesure de décrocher une médaille qui couronnerait près de dix ans au plus haut niveau. Pourtant, Jacques Borlée ne veut pas parler de podium. "On a envie de faire quelque chose de beau, je pense que c’est le moment", glisse-t-il. Il veut que ses hommes soient "concentrés et détendus". Il fera confiance au même quatuor qu'en série.

Dylan Borlée, Jonathan Borlée, Kevin Borlée et Robin Vanderbemden ont été confirmés. Par contre, coach Jack laisse planer le doute sur l'ordre. "Je le communiquerai une heure avant la course. L’important c’est d’être bien placé aux 600m (au milieu de deuxième relais) pour pouvoir se dégager facilement des adversaires. On en discute avec les athlètes. Il y aura peut-être une surprise."

Depuis leur qualification, tout a été axé sur la récupération. Soins, massages, bains de glace, rien n'a été laissé au hasard. Le but est de mettre les Tornados, un peu "nerveux ce matin" dans les meilleures conditions. "Ça n’a pas d’importance. Ce qu’il faut c’est qu’ils soient détendus et concentrés ce soir."

Une nouvelle fois, la Belgique a hérité du couloir 9. Mais contrairement aux courses individuelles, ce n'est pas nécessairement négatif selon Jacques Borlée. "Le fait d’être à l’extérieur peut être vu comme un désavantage. Mais d’un autre côté, Jonathan aura plus facile qu’en série au moment du rabattement. Il avait été tassé et avait perdu énormément de temps."

Pour aller chercher cette fameuse médaille, les quatre relayeurs devront se sublimer et réussir des transmissions parfaites. "Dans tous les relais, on peut gagner des secondes et des centièmes pour aller chercher ce record de Belgique (2:58.52). Ce sera nécessaire si on a envie d’être sur la boîte."

Il faudra aussi prendre la mesure de l'événement et ne pas se laisser griser par un stade olympique incandescent. "Avec l’équipe anglaise dans la course, cela va crier de façon incroyable pendant trois minutes. Il faudra rester "focus" sur nous-même et exécuter ce que l’on travaille à l’entrainement."

Jacques Borlée va lentement faire monter son groupe en pression. "Il y aura un briefing très important à 18h (19h en Belgique). J’ai préparé plusieurs vidéos fortes qui rappellent les tous grands moments du 4x400m pour leur permettre de se sublimer. J’utilise des techniques de neuro-sciences pour stimuler le cerveau et faire en sorte qu’ils donnent le meilleur d’eux-mêmes ce soir", explique le coach qui souligne la remise en question constante de ses coureurs.

Les éliminations de la Jamaïque et du Botswana ouvrent des possibilités même si les Américains font figure d'épouvantail. "Toutes les positions sont possibles, je pars du principe qu’on peut même faire premier. Si les Etats-Unis font une erreur et qu’on se retrouve devant, il ne faut pas se demander ce qu’il se passe. C’est important de pouvoir maîtriser les différentes situations. Kevin et Jonathan ont une expérience inimaginable et apaisent les autres membres de l’équipe. On a envie de faire quelque chose de beau, je pense que c’est le moment."

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