Épidémie de "gastro" à Londres, Makwala et Kevin Borlée parmi les athlètes "intoxiqués"

Makwala, Kevin Borlée et d'autres athlètes "intoxiqués" à Londres
Makwala, Kevin Borlée et d'autres athlètes "intoxiqués" à Londres - © DIRK WAEM - BELGA

Les seizièmes championnats du monde d'athlétisme de Londres connaissent un épisode de gastro-entérites (norovirus) dont une trentaine d'athlètes sont victimes, a confirmé lundi la fédération internationale d'athlétisme (IAAF). Parmi elles, figure Kevin Borlée qui a été malade dans la nuit de dimanche à lundi. 

"Kevin a été victime d'une gastro-entérite virale. Mais la situation est désormais sous contrôle", affirme Roel Parys. "C'est le seul athlète belge qui a été touché. Il va beaucoup mieux. On a appliqué notre protocole et pris des mesures pour que le virus ne se propage pas". 

Kevin et Jonathan, qui partagent la même chambre, ont par exemple été "mis en quarantaine" pour ne pas risquer de contaminer le reste de la délégation. "On a aussi demandé aux athlètes de se laver les mains régulièrement et d'éviter autant que possible les contacts avec les autres personnes".

"Kevin sera à 100% dans 24 ou 48 heures"

Le champion d'Europe de Barcelone, qui était resté au lit lundi, "va mieux" et est passé à l'entraînement ce mardi. Mais il n'a pas couru. "Il était vidé lundi matin. La chance, c'est qu'il n'y avait pas de température. Le staff médical a travaillé de manière exceptionnelle et là il est en train de récupérer", explique Jacques Borlée, son père et entraîneur.

Le champion de Belgique du 400m doit disputer avec les Tornados les séries du relais 4X400, samedi. Sa participation n'est pas remise en cause. "Le médecin est confiant. Il pense que d'ici 24-48 heures, Kevin sera à 100%. Il reprendra alors l'entraînement. Je crois qu'il sera fit and well".

Makwala voulait courir en séries du 200m

La victime la plus connue de cette "tourista" est le Botswanais Isaac Makwala. Il a été contraint de renoncer à participer aux séries du 200 m lundi soir. Une épreuve dont il était le meilleur performeur mondial de l'année en 19.77 secondes.

"Je n’étais pas aussi malade que ça", a expliqué Isaac Makwala à la BBC. "J’ai vomi quand j’ai été sur le stade d’échauffement avant ma série du 200m. Quand les médecins m’ont vu, ils m’ont demandé si j’étais ‘OK‘. J’ai répondu que non. Ils m’ont alors placé dans le local médical". Le Botswanais a en fait été "interdit" de départ. "J’ai attendu. Il ne se passait rien alors j’ai été faire mon échauffement. Les médecins ont rapporté à l’IAAF que j’étais malade, sans faire le moindre test. J’aurais pu courir puisque j’avais fait mon échauffement normalement. J’étais prêt à courir. C’était un crève-cœur pour moi".

Makwala doit en principe disputer ce mardi soir la finale du 400 m dont il est, là aussi, un des favoris. Il avait remporté la 3e demi-finale dimanche soir en 44.30 secondes.

De nombreux des athlètes canadiens, on évoque la moitié d'entre eux, sont aussi affectés par les mêmes maux. L'Irlandais Thomas Barr a lui aussi dû déclarer forfait avant sa demi-finale du 400 m haies, lundi soir.

Canadiens et Irlandais logent dans le même hôtel londonien qui n'est pas celui de l'équipe belge.

L'IAAF et les instances sanitaires anglaises ont pris des mesures afin d'essayer d'endiguer la propagation de cet empoisonnement alimentaire qui se traduit par les vomissements et des diarrhées. Des gels antiseptiques sont à disposition des athlètes un peu partout dans les hôtels.

La contamination pourrait venir des glaçons contenus dans les frigos installés en bord de piste au stade et dans lesquels les athlètes se servent. La nourriture ne serait pas en cause, selon Jacques Borlée.

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