Dylan Borlée : "Ce sera spécial de courir sans Kevin ou Jo"

Dylan Borlée sera l'un des deux frères Borlée à l'Euro en salle de Belgrade du 3 au 5 mars en Serbie où les Belgian Tornados vont défendre leur titre de champion d'Europe en salle du 4X400m. Il sera rejoint soit par Kevin, soit par Jonathan. L'un des deux jumeaux fera en effet l'impasse. Mais même sans l'un de ses fleurons, la Belgique vise le podium, elle qui fut championne d'Europe à Prague en 2015. C'est aussi l'avis de Dylan Borlée.

"C'était un beau souvenir", a commenté Dylan Borlée en se rappelant du rendez-vous en Tchéquie. "Ce fut un peu mon tremplin sur la scène européenne. Je suis impatient d'aller à Belgrade", a-t-il expliqué à l'entraînement jeudi à Gand.

"Je ne ferai que le relais", a confié encore Dylan Borlée. "Je veux me concentrer sur le 4X400m." Dylan Borlée formera à Belgrade un quatuor avec Robin Vanderbemden, Julien Watrin et, donc, avec soit Kevin, soit Jonathan Borlée.

"On ne s'est pas trop préparé, on n'a pas fait de relais en salle cette saison, c'était le cas aussi à Prague, mais on va pour faire quelque chose en toute décontraction. Ce sera de toute façon spécial de courir sans Kevin ou Jo. Ce sont les moteurs de l'équipe. Nous devrons faire sans l'un des deux. Mais tout le monde est en forme, et veut donner le maximum. Je ne me fais pas de soucis. Nous viserons un podium. Il y a des solides concurrents comme la France ou la Pologne, mais tout est possible. Je revient d'Australie avec un bon stage dans les jambes. Le temps était exceptionnel et les infrastructures parfaites. J'accuse encore le coup du décalage horaire, mais je ne suis à la maison que depuis cinq jours. Il y a encore du temps avant l'Euro, je serai à 100%."

"On est assez confiant, on se connait bien et on va pouvoir gêner pas mal d'équipes", a estimé de son côté Julien Watrin jeudi à Gand lors de l'entraînement et des tests du relais 4X400m sous la direction de Jacques Borlée. "L'Euro en salle, c'est un peu un intermède, de quoi se mettre l'eau à la bouche pour les grands objectifs en plein air. Mais on court déjà vite et on peut faire un truc à Belgrade. Personnellement, comme à chaque fois, je ne pars jamais avec l'idée en tête que l'on est champion d'Europe et que l'on a un titre à défendre. Il peut se passer beaucoup de choses durant un relais, surtout en salle. L'année passée, je revenais de blessures, ici c'est totalement différent, je profite déjà de plusieurs mois de préparation et je suis bien plus avancé. Les objectifs sont avec le relais, mais j'aimerais aussi réussir à me qualifier pour Londres (et les Mondiaux en août) en individuel", a encore expliqué Julien Watrin.

Pour Robin Vanderbemden, la forme est là et une entorse à la cheville il y a trois semaines n'est déjà plus qu'un mauvais souvenir. "Nous sommes occupés depuis octobre", a confié Robin Vanderbemden. "On a travaillé les bases pour avoir du fond. Puis j'ai effectué un stage à Tenerife mi-janvier pour travailler la vitesse pendant deux semaines. J'ai eu mon entorse ensuite et j'ai perdu deux semaines. J'avais un peu peur d'avoir perdu du fond, mais j'ai couru quelques 60m et je sens que je suis en forme, tout va bien. Le point d'orgue de la saison est situé à Londres avec les championnats du monde. On va tout donner et il n'y a pas de raisons de ne pas aller en finale et là on peut y faire quelque chose, mais avant il y a les Mondiaux de relais au Bahamas (22 et 23 avril) où on a l'occasion de montrer que l'on est déjà forme, pour prendre aussi de l'expérience et s'amuser, comme à Belgrade. Pour ma part, je travaille aussi le 200m avec mon coach pour gagner de la vitesse et cela va pouvoir servir pour le relais 4X400m, car cela reste le plus important. Pour un sprinter belge, le 4X400m est la meilleure chance de se montrer."

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