Crise dans l'athlétisme belge : Vers un retrait de la convention qui a mis le feu aux poudres ?

La Ligue Royale Belge d'Athlétisme s'est réunie durant toute la journée pour tenter de mettre un terme à la situation de crise dans laquelle baigne l'athlétisme belge depuis quelques heures et les révélations de Nafissatou Thiam.

D'après nos informations, on s'orienterait vers le retrait de la convention qui posait tant de problèmes aux athlètes belges. On ne parlerait donc plus d'amendes, ni de cession des droits à l'image avant l'Euro de Glasgow qui débutera vendredi prochain.

Pour rappel, la Fédération demandait aux athlètes de signer un "code de conduite", une convention dans laquelle ils se seraient engagés, entre autres, à porter les équipements mis à leur disposition et à "s'assurer que les logos des sponsors soient entièrement visibles sur l'équipement officiel."

Dans la convention envoyée pour signatures aux athlètes, ceux-ci devaient également s'engager à renoncer à leurs droits à l'image. En cas de non-respect de ce "code de conduite", les amendes pouvaient aller jusqu'à 20.000 euros. A cela s'ajoutait le risque de "non-sélection" pour un championnat international.

Nafissatou Thiam était particulièrement "pointée du doigt" par la LRBA en raison de ce qu'il s'est passé à Berlin en août dernier : l'heptathlonienne belge avait décidé, par facilité et confort, de concourir avec l'équipement national des mondiaux de Londres mis à disposition des athlètes l'année précédente. Tenue sur laquelle ne figurait pas le nouveau sponsor principal de la fédération. Le sponsor en question avait logiquement vu rouge et avait immédiatement sommé la LRBA de faire respecter les termes du contrat. La meilleure heptatlonienne du monde avait alors été obligée, au plus fort de la première journée de compétition, de changer de maillot, sous peine d'exclusion des championnats.

Nafissatou Thiam a rencontré la presse écrite vendredi et a livré sa version des faits. "Dans ce document, toutes les lignes, ou presque, posent problème. Ce qui me choque le plus – et c’est difficile de choisir ! – c’est la cession du droit à l’image. C’est la seule façon ou presque pour un athlète de gagner sa vie, surtout en Belgique. Qu’on conditionne une sélection internationale à ce droit à l’image, qu’on vous force à le céder, cela s’appelle du chantage. Un athlète cède son image à qui il a envie."

Une réunion, dont la date est encore à définir, devrait se tenir après l'Euro de Glasgow pour tenter d'apaiser les tensions et de régler définitivement ce problème.

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