Broothaerts auditionné en appel par la LBFA

Broothaerts auditionné en appel par la LBFA
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Le hurdler bruxellois Damien Broothaerts a été entendu lundi soir par la commission d'appel de la Ligue francophone d'athlétisme (LBFA) suite à une suspension qui lui a été infligée en première instance par la commission antidopage, fin octobre 2011. Une décision ne sera prise que dans quelques jours.

Après avoir écopé de deux ans de suspension, dont un an suite à des contrôles "whereabouts" manqués et un an pour un contrôle positif, le sprinter bruxellois a plaidé son acquittement devant ladite commission, assisté de ses deux avocats, Lut Wille et Brigitte Van Schoote.

Trois arguments majeurs ont été avancés pour sa défense. Le premier s'appuie sur un arrêt tout récemment rendu le 15 février par le Conseil d'Etat, remettant en question l'application de la règle des "whereabouts" en Flandres. En bref, l'arrêt estime que c'était au gouvernement flamand à prendre la décision de faire appliquer le nouveau code antidopage en 2008 et non, comme cela a été fait, d'en donner la compétence au secrétaire général du département des sports. "Ce qui implique l'annulation de la règle", en ont conclu les deux avocats.

Ensuite, les avocats de Broothaerts estiment que la procédure normale n'a pas été respectée en appel. "Lorsqu'un sportif d'élite n'est pas d'accord avec la sentence rendue pas sa fédération, la voie normale en appel est de se défendre au Tribunal Arbitral du Sport (TAS)", a expliqué Brigitte Van Schoote. "Or dans ce cas, il a été convoqué par la commission d'appel de la LBFA, ce qui est la procédure normale pour un sportif non professionnel. Si on considère l'athlète comme non professionnel, alors il ne devrait pas être censé se soumettre au règlement des whereabouts".

Enfin, la défense du hurdler attend que ce soit le médecin-contrôleur qui prouve que sa présence au domicile de l'athlète lors du dernier des trois contrôles s'est bien effectuée entre les heures requises. "La preuve n'est en effet pas démontrée", estime ses avocats. "Le calibrage de la fourche de quatre minutes entre le moment où notre client a quitté son domicile de Lembeek et l'instant où le médecin est arrivé est fortement contesté. C'est au médecin de prouver qu'il était avant 7h00", ont avancé les avocats, qui contestent également le rapport établi par le docteur.

Les deux avocats n'ont par contre pas plaidé concernant le contrôle positif de l'athlète.

"Nous n'étions convoqués que pour le premier volet du dossier", ont répondu Maîtres Will et Van Schoote. "Si la première suspension tombe, la deuxième pourra par la suite être réduite à un blâme ou devrait être diminuée en conséquence", ont-elles estimé.

Après l'audition, la commission d'appel a fait savoir qu'elle devait encore examiner les aspects juridiques découlant de l'arrêt du Conseil d'Etat au sujet de la règle des "whereabouts" et que la décision finale concernant la suspension infligée en première instance à Broothaerts ne pourrait être prise avant plusieurs jours.

Elle a aussi indiqué que les deux suspensions (whereabouts et contrôle positif) étaient liées et seraient examinées simultanément par la commission, venant ainsi en contradiction avec l'explication des avocats de la défense et ajoutant un flou ne pouvant engendrer qu'un nouvel imbroglio juridique.


Belga
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