Ambiance électrique, virages serrés, bousculade, les joies du 4x400m indoor

Les Mondiaux de Birmingham débutent ce jeudi. Depuis 1985 et la première édition, cet événement peine toujours à rivaliser avec les Grands rendez-vous de l'été. Boudés par certaines stars, ces championnats en salle possèdent pourtant une vraie spécificité, une vraie identité. Ils permettent à certains athlètes de briller et offrent une ambiance particulière.

"Le public est très proche. J'aime l'adrénaline et le show. C'est vraiment différent en salle même si j'aime aussi l'été", souligne Eline Berings, championne d'Europe du 60m haies à Turin en 2009 et dont les qualités d'explosivité font merveille l'hiver.

"Tout est beaucoup plus restreint. Le public est presque sur la piste. On sent l'électricité de ce public qui attend avec impatience que la course démarre", explique Kevin Borlée. "Depuis que j'ai commencé l'athlétisme, j'ai toujours aimé l'ambiance. Pour mon premier Mémorial Van Damme, ça me donnait encore plus d'envie quand je rentrais dans le stade. Ça ne m'a jamais vraiment stressé. Avoir 50.000 personnes autour de moi, ça me motive. A Birmingham, ce sera chouette. Le public anglais est hors norme. Je pense qu'on va bien s'amuser."

Tous les fans d'athlé gardent en mémoire la magie des Jeux de Londres. Les Anglais connaisseurs et enthousiastes avaient créé une atmosphère mémorable au Stade Olympique. Et même si tous les tickets pour ce week-end n'ont pas (encore) été vendus, il devrait y avoir une belle ambiance dans l'Arena de Birmingham, plantée au cœur de la ville.

A côté de cette proximité avec les tribunes, il y a des spécificités techniques. En salle, le 4x400m se mue en montagnes russes, en un rodéo disputé sur un anneau de 200m avec des virages relevés.

"C'est différent. Il y a deux tours (contre un dehors), les virages sont beaucoup plus serrés", analyse Dylan Borlée. "Il y a moins d'espace et de temps pour doubler dépasser parce qu'il faut éviter de dépasser en virages. Du coup, ça pousse beaucoup plus."

Les transmissions sont notamment une zone de grand danger. "On peut vite s’emmêler les pinceaux. Je pense que ça va être important de réaliser de bons passages. C'est là qu'on peut gagner du temps et où il faudra être très fort. On a une certaine expérience. Après, il y a de gros concurrents. Il va falloir faire très attention à certaines équipes et trouver la bonne tactique pour faire le meilleur résultat possible."

Sans réserviste et avec le débutant Jonathan Sacoor, les Tornados viseront une nouvelle finale. Ce serait la 20e au niveau international.

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