"On est dans le bon wagon"

Bertrand Baguette
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Bertrand Baguette - © IndyCar - Chris Jones

Une fois arrivé à Indianapolis, j’ai tout doucement retrouvé mes marques et repris mon entraînement physique là où je l’effectuais déjà l’an passé, chez Pit Fit, à… trois minutes de là où je suis installé. Je me suis replongé dans la mentalité américaine, qui est différente de celle que l’on connait en Europe.

Je suis aussi allé voir le team pour peaufiner ma position, mon réglage d’appuie-tête, mes rétroviseurs, fignoler les derniers réglages de mon siège… avant de me diriger petit à petit vers le circuit.

Avant les premiers tours de roue, le programme était déjà assez chargé : j’ai accordé pas mal d’interview, participé à des soirées inaugurales relatives au 100ème anniversaire des 500 Miles… mais je me réjouissais surtout de monter dans la voiture !

Depuis samedi dernier et jusque vendredi, on a droit à sept jours d’essais. Ça consiste à d’abord tester la voiture en set-up course puis, au plus on se rapproche des qualifications programmées samedi, on décharge la voiture et on essaie de trouver un bon set-up qualifs pour la rendre la plus rapide possible. On a été assez perturbés par le temps, jusqu’à présent je n’ai fait qu’une quarantaine de tours. ce n’est pas énorme, mais de ce qu’on a pu voir, j’ai un bon feeling avec la voiture, elle est saine et rapide même si on n’a pas encore vraiment déchargé l’aileron arrière. On est plutôt confiants et on se réjoui de voir ce jeudi et vendredi comment la voiture va se comporter avec un set-up un peu plus léger, un peu plus qualifs.

Le fait d’avoir peu roulé à cause de la pluie n’est pas un avantage étant donné que pour le team, comme pour moi, il s’agit de la première course de la saison. Il est très difficile d’évaluer les chronos qui sont réalisés pendant les essais : vu que les voitures roulent ensemble, certains pilotes profitent de l’aspiration et vont donc beaucoup plus vite. D’autres roulent déjà déchargés… Il est donc difficile de dire qui est rapide et qui ne l’est pas. On sait en tout cas qu’on est dans le bon wagon, on sera beaucoup plus fixés ce jeudi et vendredi quand tout le monde commencera à décharger la voiture et à rouler en version qualifs.

Quand il pleut, on n’a pas grand-chose à faire, c’est assez ennuyant… Les interviews nous occupent un petit peu, et puis, il y a une nouvelle mode qui a été lancée ici : le planking ! Ça consiste à faire la planche dans des endroits insolites : sur les deux roues avant de son IndyCar, sur son casque, sur le circuit… C’est assez marrant ! Il parait que je vais devoir le faire ce jeudi… C’est vraiment une ambiance sympa. Je ne pense pas qu’on verra ça demain en Formule 1 ! C’est ce qui fait la touche fun de l’IndyCar.

Pour en revenir aux qualifs de samedi, même si on est plutôt confiants, il ne faut pas se dire que c’est gagné d’avance. On travaille dans le bon sens et on espère se qualifier dès le premier jour, sans passer par la journée de repêchages du dimanche. Ce serait chouette de pouvoir profiter de cette journée pour travailler sur le set-up course...

A bientôt,

Bertrand

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