Le rêve européen de Courtois, Alderweireld et l'Atletico soufflé en finale par le Real

Football: Le rêve européen de Courtois, Alderweireld et l'Atletico écarté en finale par le Real
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Football: Le rêve européen de Courtois, Alderweireld et l'Atletico écarté en finale par le Real - © Belga Image

4-1. Malgré l'ouverture du score de l'Atletico Madrid, nos compatriotes Thibaut Courtois et Toby Alderweireld voient le Real Madrid empocher sa Decima, la dixième victoire en C1, tant attendue.

100% madrilène, cette finale oppose un léger favori, le Real, à un collectif sans faille, celui de l'Atletico, outsider malgré son titre de champion d'Espagne tout neuf. Les trente dernières confrontations entre les deux équipes parlent d'elles-mêmes: 21 victoires pour le Real, 7 partages, 2 victoires de l'Atletico.

Le Real est le champion de la C1. Il en a été le premier vainqueur et il est de loin le recordman des titres avec ses neuf sacres. Mais le dernier remonte à 2002 et une soirée inoubliable à Glasgow, où Zidane avait transformé en or une passe en plomb de Roberto Carlos et où avait débuté la canonisation de Casillas en San Iker.

Depuis, dix entraîneurs dont certains des plus grands (Capello, Pellegrini, Mourinho...) s'y sont cassés les dents et le Real n'est plus revenu en finale. Le troisième du championnat d'Espagne s'avance toutefois avec quelques soucis: Xabi Alonso est suspendu, Pepe incertain et réserviste. La fameuse BBC, Benzema-Bale-Ronaldo, est alignée d'entrée de jeu. Face à lui, le Real retrouve pour la cinquième fois cette saison son voisin de l'Atletico, qui vise pour sa part une première C1 et un incroyable doublé Liga-Ligue des champions. Simeone peut compter sur Costa, pas sur Turan. Courtois est présent dans les cages de l'Atletico tandis que Alderweireld prend place sur le banc des remplaçants.

Invaincu dans cette édition de la Ligue des Champions, avec neuf victoires et trois partages, l'Atletico Madrid débute sa finale face au Real Madrid sur le mode mineur qu'on lui connait dans les grands rendez-vous. Costa titularisé aux côtés de Villa, il ressent presque directement une gêne et cède sa place à Lopez en ayant foulé la pelouse durant seulement neuf minutes. Il a touché quatre ballons. Il est aussi le joueur remplacé le plus rapidement dans une finale de C1.

En face, le Real Madrid connait la tactique des hommes de Simeone. Les Merengue procèdent avec précaution, les atouts offensifs touchant peu le ballon. Le récent vainqueur de la Liga quadrille la pelouse à bon escient. Courtois est mis à contribution, trop mollement. Même par Ronaldo, auteur de seize buts dans la compétition cette saison.
La première grosse possibilité du match survient des pieds de Bale. Le Gallois enclenche la vitesse supérieure en pensant au Barcelonais Bartra, enroule sa frappe mais est imprécis.

Casillas se loupe, Godin pas

A la 36ème minute, l'Atletico réagit. Sur un coup de coin offert par Varane, Godin saute plus haut que tout le monde. Casillas, sorti cueillir le ballon hors de son petit rectangle, est bêtement lobé par le défenseur déjà auteur du but salvateur face au FC Barcelone samedi dernier.
Lopez tente de remettre le couvert avant la pause. Il ne fait pas mouche sur sa reprise de la tête. A la pause, l'effectif qui a coûté 79 millions, celui des Colchoneros, mène face aux joueurs qui ont coûté 521 millions d'euros.

Le Real regagne la pelouse avec de meilleures intentions. Le déroutant Di Maria, seul galactique offensif à tenir son rang jusqu'ici, offre un coup franc à 25 mètres à son maestro Ronaldo. CR7 trouve Courtois sur la trajectoire. La seconde période est à sens unique, les hommes d'Ancelotti accélérant le rythme pour la septième finale du coach italien. Ronaldo sort encore de sa boite à plusieurs reprises et Bale pointe encore le bout de son pied gauche à deux reprises. Sans succès.

Le miracle Ramos, direction les prolongations

La rencontre est officiellement à sens unique et la défense de l'Atletico est aussi héroïque qu'incroyable. A la Chelsea des grandes heures. Isco et Marcelo, susceptible d'obtenir un penalty sur cette phase, s'illustrent tour à tour avant que Courtois ne sorte un ballon brûlant de Carvajal. Alderweireld monte au jeu à la 83ème minute. Et ce qui devait arriver arriva. Ramos profite des arrêts de jeu pour placer un coup de tête sur coup de coin de Modric. Chirurgicale, la reprise du défenseur central frôle les gants de Courtois. On notera le manque d'un joueur au poteau pour aider le portier belge. Ramos marque le troisième but de sa saison européenne, Casillas l'en remercie mille fois. Le Real décroche in extremis les prolongations. Les deux entraineurs ont déjà effectué leurs trois changements.

Le coup de poignard du Real arrive à la 111ème minute. L’insaisissable Di Maria, homme du match ce soir, slalome sur son flanc, Courtois repousse l'envoi de l'Argentin avant que Bale, totalement inefficace ce soir, ne prenne le meilleur de la tête sur Alderweireld. La sentence est cruelle pour les Colchoneros mais pas imméritée.

D'autant que Marcelo et Ronaldo corseront l'addition dans les dernières minutes. Courtois touche le ballon mais est incapable de sortir totalement l'envoi du Brésilien alors qu'il ne peut rien faire sur le penalty du Portugais. Au décompte final, la montée au jeu d'Isco couplée à une modification tactique, passant d'une 4-3-3 à un 4-4-2, sera venue à bout des velléités de l'Atletico.

4-1, le score est sévère pour l'Atletico. Le Real, passé par le chat de l'aiguille grâce à Ramos en toute fin de temps réglementaire, a mérité sa Decima durant les prolongations. Ancelotti remporte sa troisième C1 en tant que coach, il égale ainsi Paisley. Ronaldo place lui la barre du record de buts inscrits en une saison de Ligue des Champions à dix-sept.


M. Berger

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