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Astronomie : la carte du ciel et les événements célestes du mois de mars

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Chaque début de mois, en collaboration avec la Fédération Francophone d’Astronomes Amateurs de Belgique (FFAAB), nous vous proposons de faire le point sur les différents phénomènes célestes, visibles à l’œil nu ou à l’aide de jumelles, qui se dérouleront pendant les semaines à venir. L'occasion de jeter un petit coup d'oeil à la carte du ciel !

Commençons par les éphémérides de ce mois de mars !

Mercredi 3 mars : Mars passe sous "les Pléiades"
Mardi 9 et mercredi 10 mars : rencontres planétaires à l’aube
Vendredi 19 mars : la Lune a rendez-vous avec Mars
Samedi 20 mars : Equinoxe de Printemps
Passages visibles de la Station Spatiale Internationale (ISS)

Explications "techniques" de la luminosité et de la culmination

 

Mercredi 3 mars : Mars passe sous « les Pléiades »

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Dans le courant de la soirée de ce mercredi, Mars passera en dessous d’une concentration d’étoiles (aussi appelée "amas stellaire") et plus précisément celle des Pléiades, à environ 2.5°. L’amas des Pléiades est incontestablement le plus bel amas visible à l’œil nu depuis notre pays. Nous vous conseillons fortement d’utiliser des jumelles, si vous en possédez, pour profiter encore plus de ce spectacle car l’éclat de la planète rouge ne sera pas trop important par rapport aux Pléiades.

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Mardi 9 et mercredi 10 mars : rencontres planétaires à l’aube

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Plusieurs planètes seront bien visibles dans le ciel un peu avant le lever du Soleil. Ainsi, vous pourrez aisément observer la Lune (sous forme de croissant), Saturne et Jupiter au-dessus de l’horizon est-sud-est. Et en y prêtant attention, Mercure participera également à cette réunion planétaire dans les lueurs de l’aube.

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Vendredi 19 mars : la Lune a rendez-vous avec Mars

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Soyez prêts au crépuscule cette fois pour une nouvelle rencontre entre deux astres. La Lune et Mars seront proches l’une de l’autre environ une heure après le coucher du Soleil, au-dessus de l’horizon ouest-sud-ouest. La planète rouge se situera à moins de 2° de limbe lunaire. Pour profiter pleinement de ce beau spectacle, il faudra tourner votre regard à une cinquantaine de degrés de hauteur dans la constellation du Taureau, et plus précisément aux alentours d’Aldébaran, l’étoile principale de la constellation.

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Samedi 20 mars : Equinoxe de Printemps

Le 20 mars marquera officiellement le passage de l’hiver au printemps. Fans d'astronomie, levez les yeux vers le ciel à 11h37 : notre planète sera à l’Equinoxe de Printemps. Cela signifie que la durée du jour et celle de la nuit sont parfaitement égales (12h de jour et 12h de nuit). Cette particularité se produit seulement deux fois dans l’année : au moment de l’équinoxe de printemps donc, mais aussi à l’équinoxe d’automne en septembre.

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Passages visibles de la Station Spatiale Internationale (ISS)

Vous ne le saviez peut-être pas (mais si vous êtes fans d'astronomie, on ne vous l'apprendra pas), mais l’ISS survole notre planète plusieurs fois sur une journée (16 fois pour être exact). Et ce mois de mars sera particulièrement propice pour observer son passage au-dessus de nos têtes puisqu’elle survolera nos régions jusqu’à deux fois par jour. La première moitié du mois, vous aurez une chance de l’apercevoir très tôt le matin. Ensuite, à partir du 18 mars, c’est plutôt le soir qu’il faudra scruter le ciel.

Si vous êtes curieux et que vous souhaitez savoir à tout moment où se trouve l’ISS, l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a mis au point une carte de suivi de trajectoire de l’ISS sur son site !

Pour vous donner une idée des jours durant lesquels la Station Spatiale Internationale sera la plus visible depuis notre pays, il vous suffit de regarder plusieurs colonnes du tableau ci-dessous. Pour trouver les passages les plus brillants, regardez la colonne "Luminosité" : plus le nombre descend dans les négatifs, plus l’ISS sera brillante à l’œil nu. Quant aux passages les plus faciles à observer, c’est à la colonne "Culmination" qu’il faut s’intéresser : dans la sous-colonne "Elev" (pour Élévation), les passages les plus faciles à observer ont un degré d’élévation élevé.

 

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Topo sur les notions de "luminosité" et de "culmination"

Ces notions de "luminosité" et ou de "culmination" vous paraissent obscures ? Vous vous demandez pourquoi on voit bien mieux la station avec une luminosité "négative" ? On ne vous le cache pas : à nous aussi ! On a donc posé la question à Frédéric Thienpoint, de la Fédération Francophone d’Astronomes Amateurs de Belgique.

L’échelle utilisée pour cette fameuse luminosité (on parle de "magnitude apparente" pour évaluer l’éclat apparent des astres) est ancienne, très ancienne… alors replongeons-nous dans l’Antiquité !

Rendez-vous au 2e siècle avant Jésus-Christ aux côtés de l’astronome Hipparque. Il décide d’attribuer à chaque astre un chiffre de 1 à 6 en fonction du moment où ils apparaissent : le 1 pour les premiers apparus, le 6 pour les derniers.

Plus tard, au 19e siècle, un certain Norman Robert Pogson, astronome lui aussi, mathématise cette échelle. Elle prend la forme de ce que l’on appelle une "échelle logarithmique inverse" (on vous passe les détails ; retenez simplement que ce sont les chiffres négatifs qui indiquent les étoiles les plus brillantes !). En clair, cela a permis de déterminer qu’entre chaque "magnitude" on multiplie la brillance par 2,5. Une étoile de magnitude "1" est donc 2,5 fois plus brillante qu’une étoile de magnitude "2" qui est elle-même 2,5 fois plus brillante qu’une étoile de magnitude "3" qui est elle-même… Vous avez compris !

Qu'est-ce que ça implique pour l'oeil humain ?

C’est bien beau ce petit cours d'astronomie… mais où va-t-on avec cela ? Pour vous faire une idée : le soleil a une magnitude de -26, la lune (pleine) de -12, Vénus est à -4,5, Sirius (l’étoile la plus brillante du ciel boréal) est à -1,5 et l’étoile polaire à 2.

Très concrètement : l’œil humain, sans instrument, peut théoriquement et sans pollution lumineuse voir jusqu’à la magnitude 6. Notre ami le télescope Hubble (ci-contre) peut voir jusqu’à la magnitude de 31 !

Pour être tout à fait complet, on ajoutera que cette magnitude est dite "apparente" : elle ne correspond pas à l’éclat réel de l’étoile (dite "magnitude absolue") et dépend notamment de la distance de l’étoile par rapport à nous et de son éclat réel.

 

Dans le cas précis de l’ISS, son éclat dépendra de sa position par rapport au Soleil (la station reflète la lumière du soleil via ses panneaux solaires) sous l’horizon et de son altitude (entre 300 et 400km environ). Son éclat est comparé à celui des astres… et c’est pourquoi on parle de sa magnitude !

Elévation importante au point de culmination

La magnitude reprise dans le tableau indique la magnitude de l’ISS à sa "culmination" : il s’agit tout simplement de son point le plus haut dans le ciel, exprimé en degré (colonne "Culmination") où 90 degrés exprime le zénith.

Elle apparaît donc à un horizon donné (début) pour disparaître à un autre (fin) et atteint à un instant "T" son point le plus haut dans le ciel (culmination)… là où elle est la plus brillante. Elle redescend ensuite et perd de son éclat.

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