Pourquoi parle-t-on moins de la tempête "Gabriel" en Belgique ?

Pourquoi parle-t-on moins de la tempête "Gabriel" en Belgique ?
Pourquoi parle-t-on moins de la tempête "Gabriel" en Belgique ? - © GEORGES GOBET - AFP

Vous n'avez pas pu la louper, la tempête Gabriel a donc atteint le continent mardi soir en France et elle poursuit son chemin vers le centre de l'Europe.

Alors que tous les médias français citaient systématiquement ce prénom, on constate qu'en Belgique, nos équipes météo parlent davantage d'épisode neigeux.

Est-ce bien le même phénomène ? Si oui, pourquoi le qualifie-t-on différemment ?

Tempête Gabriel en France : le vent en plus

Premier élément important, c'est de souligner que cette tempête a frappé l'ouest de la France de plein fouet, n'arrivant chez nous que sous forme déjà atténuée. Finalement, la Belgique est restée en marge de l'aspect fort venteux de l'épisode.

Il faut savoir que le centre de la tempête est arrivé sur la France, générant au sud de ce centre dépressionnaire des vents violents qui ont d'ailleurs été observés. 

Mardi en fin de journée, des rafales voisines de 130km/h balayaient déjà le littoral atlantique tandis que les pointes dépassaient 100km/h dans l'intérieur des terres. Ainsi, on a enregistré 132km/h à la Pointe du Raz (Finistère), 129km/h à l'île de Ré (Charente-Maritime), 128km/h à l'île d'Yeu (Vendée) ou encore 112 km/h au Cap Ferret (Gironde). Au total, neuf départements ont été placés en vigilance "vent violent", des Pyrénées-Atlantiques à la Loire-Atlantique.

Concernant la neige, c'est la zone au nord du centre dépressionnaire qui a été visée depuis la Normandie, l’île de France jusqu'au Grand est.

C'est donc la conjonction des vents forts et des chutes de neige qui ont encouragé les médias français à systématiquement parler de tempête, tandis qu'en Belgique, il n'y a pas eu de renforcement systématique du vent et donc, seul l'aspect neigeux a été retenu.

Finalement, c'est donc bien la tempête Gabriel qui a touché nos deux pays, mais nous n'avons eu qu'à déplorer des chutes de neige. Or, dans nos habitudes météorologiques, cela s'appelle tout simplement un épisode neigeux.   Ajouter le mot tempête à la neige alors que les quantités de neige pour le centre du pays vont plafonner à 3 ou 5 cm maximum ne serait pas très crédible et audible pour le grand public.