Plus d'eau et moins de vent : quel est l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers ?

Nous le savons, le réchauffement climatique pourrait avoir, à terme, des conséquences désastreuses pour notre planète et les espèces vivantes qui y évoluentMais ne serait-ce pas déjà le cas ? Et notamment en ce qui concerne les glaciers à travers le monde ?

Un glacier c’est quoi ?

Un glacier, c’est une masse de glace qui se forme par le tassement de couches de neige accumulées. On les trouve généralement au fond des vallées ou dans des zones où la température est basse et où il y a suffisamment de neige. Pour exister, les glaciers ont donc besoin de températures suffisamment basses toute l’année et de précipitations neigeuses. Ces conditions sont réunies dans les régions polaires et en haute montagne, entre 2 700 et 3 500 mètres d’altitude. Or, avec le réchauffement climatique, les glaciers terrestres fondent littéralement comme neige au soleil.

En Europe, les glaciers alpins ont perdu entre 40 et 50% de leur surface. La fameuse "mer de Glace", de 11km de long et de 400m d’épaisseur, a perdu, en 130 ans, 8,3% de sa longueur. C’est encore pire dans les Pyrénées où on estime la diminution glacière à près de 85%.

Depuis les années ‘90, on constate que le phénomène ne fait que s’accélérer. À tel point que certains glaciers ont déjà disparu.

En 2019, l’Okjökull, glacier islandais, avait tellement perdu de sa masse glacière qu’il ne pouvait plus être considéré comme un glacier. Et quelques semaines plus tard, c’était au tour du Pizol, en Suisse, de disparaître. Des funérailles symboliques avaient même eu lieu.

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Quelles conséquences cette fonte des glaces terrestres a-t-elle ?

La fonte des glaciers est la principale cause de la hausse du niveau des mers. L’eau contenue dans les glaces continentales rejoint inéluctablement la mer et fait augmenter son niveau. Depuis 1900, le niveau des mers a augmenté de 20cm, soit environ 2mm par an en moyenne. Mais rien que sur la période de 2006 à 2015, cette augmentation est montée à 3,6mm/an.

Les efforts déployés par les états et les accords de Paris sur le climat ont pour but de ne pas dépasser une augmentation de température de 1,5°C, ce qui pourrait réduire la perte des glaciers de moitié.

Dans le même temps, comme nous le détaillons dans cet articlele contraste thermique entre les pôles et l’équateur sera donc moins important et les vents seront donc moins forts dans nos régions, car ce sont les différences de températures entre masses d'air qui sont responsables, avec d'autres facteurs, de la formation des vents.