Napoléon aurait-il perdu Waterloo... à cause d'une éruption volcanique ?

Napoléon aurait-il perdu Waterloo... à cause d'une éruption volcanique ?
Napoléon aurait-il perdu Waterloo... à cause d'une éruption volcanique ? - © Tous droits réservés

Le sort des troupes napoléoniennes lors de la célèbre bataille de Waterloo en 1816 aurait-il été scellé par une éruption volcanique ? C’est du moins la théorie avancée aujourd’hui par Matthew Genge, géologue  de l'Imperial College London.

En avril 1815, le Tambora, un volcan situé en Indonésie, entre en éruption. Il provoquera, à terme, la mort de plus de 90.000 personnes et un hiver volcanique qui conduira finalement à ce que l’on appellera “l’année sans été”, l’année 1816. Caractérisée par de lourds changements climatiques, cette année 1816 sera marquée par des récoltes désastreuses, des famines,... Les poussières envoyées dans l’atmosphère provoquent un refroidissement de 0.4 à 0.7° degrés sur une grande partie du territoire mondial.

La défaite de Napoléon liée à un phénomène météorologique ?

Alors, en quoi cela est-il lié de près ou de loin à la météo … ou à la défaite et à la débâcle des hommes  de Napoléon face aux troupes de Wellington deux mois plus tard ? Si les conséquences de l’éruption du Tambora étaient assez bien “définies” (famines, récoltes catastrophiques,...) jusqu’ici, le géologue Matthew Genge va plus loin.

Pour lui, et grâce aux données enregistrées sur des éruptions plus récentes, les cendres volcaniques sont montées bien plus haut que ce que l’on pensait initialement (100 km contre les 40 km communément admis). Conséquence de quoi : les poussières ont perturbé l'ionosphère, la couche supérieure de l'atmosphère responsable de la formation des nuages, et ont renforcé nettement ces développements nuageux, ce qui expliquerait les pluies qui se sont abattues sur une partie de l’Europe.  Le sol détrempé aurait alors réduit la mobilité des troupes de cavalerie de Napoléon, empêché une bonne utilisation de son artillerie et accéléré sa défaite.