Météo de la semaine : chaleur, soleil, orages, sécheresse et qualité de l'air très médiocre

Météo de la semaine : chaleur, soleil, orages, sécheresse et qualité de l'air très médiocre
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Météo de la semaine : chaleur, soleil, orages, sécheresse et qualité de l'air très médiocre - © Tous droits réservés

Il va falloir composer avec la chaleur encore quelques jours. Elle ne va pas nous quitter avant la fin de la semaine.

Nous sommes dans ce que l’on appelle en un marais barométrique.

La circulation atmosphérique est pratiquement inexistante, il n’y a pas de flux. Les conditions météorologiques ne sont ni dépressionnaires comme pourrait vous l’indiquer votre baromètre, ni anticyclonique. Autrement dit, l’air chaud présent chez nous ne va pas s’en aller très vite. Cependant, quelques averses orageuses localement soutenues se sont déployées. Pour qu’un orage se développe, il faut de l’humidité et de la chaleur. Si dans les basses couches de l’atmosphère, l’air est continental et sec, il y a de la chaleur et de l’humidité en altitude qui permettent donc à des cumulus de se transformer en cumulonimbus. Le phénomène est très local comme en témoigne cette photo prise par Nicolas-Xavier Ladouce depuis son jardin sous le soleil de la commune de Profondeville ce dimanche matin. On distingue bien l’averse à quelques kilomètres, juste à l’est de la Meuse. Parce qu’il n’y a pas de vent, ces averses locales peuvent sembler être intenses et sous une cellule orageuse, 10 litres d’eau par mètre carré peuvent tomber sur un sol dur comme du béton en une heure. C’est la raison pour laquelle l’Institut Royal Météorologique (IRM) a déclenché temporairement un avertissement jaune à Bruxelles et dans les provinces de Liège, de Limbourg et d’Anvers. Le 1722, le numéro de téléphone 1722 a été activé par le SPF intérieur. Ce numéro est destiné aux interventions de pompiers non urgentes.

L’avertissement rouge concernant la chaleur reste activé

Toutes les provinces sont en rouge sauf la province de Luxembourg et la côte qui sont en orange. C’est la seconde fois qu’une telle alerte est en vigueur chez nous depuis la canicule record de l’année 2019. L’avertissement rouge pourrait éventuellement être prolongé au-delà de la journée de ce lundi. Nous suivons de très près la page alerte du site internet de l’Institut Royal Météorologique.

Quels sont les endroits qui sont les plus touchés par la canicule ?

Personne n’échappe à la chaleur, mais certains sont mieux lotis

La qualité de l’air est très médiocre et devrait le rester dans les prochains jours.

Le bulletin quotidien d’information de la Cellule Interrégionale de l’Environnement (CELINE) évoque encore des dépassements du seuil d’information européen de concentration d’Ozone. Ce lundi, nous pourrions même localement dépasser le seuil d’alerte de 240 µg/m³.  Les concentrations d’ozone élevées ont des impacts sur notre santé comme la diminution des fonctions respiratoires, l’irritation des yeux ou encore du nez et de la gorge. Ces effets sont évidemment amplifiés de toux ou d’asthme chez les personnes sensibles.

Sécheresse : il fait extrêmement sec

La courbe de la situation actuelle est très proche de la période la plus sèche, à savoir l’année 1976 et très loin de la situation la plus humide de 1987.

Certaines régions sont plus sèches que d’autres

Les pelouses sont roussies, la végétation a soif et les précipitations pluvieuses sont plus que les bienvenues. Elles arriveront plus abondement dans la nuit de mercredi à jeudi et jeudi après-midi. Certains orages pourraient d’ailleurs alors être violents et créer des dégâts : grêle, grande quantité de pluie au même endroit en très peu de temps, risque de ruissellement, … Mais de cela nous aurons l’occasion d’en reparler.

Canicule et réchauffement climatique

Hier, nous avons battu un record journalier de température à Uccle avec 35,9 °C. La fréquence de ces records de température est inquiétante. Les statistiques confirment un changement de temps depuis la fin du 19e siècle. Depuis le parc climatologique de l’IRM, découvrez l’analyse de Pascal Mormal, climatologue à l’Institut Royal Météorologique.