Comment se forment les cyclones ?

Dans la première saison de Quel Temps !, nous vous expliquions déjà la formation des ouragans. A l'heure où Dorian frappe les Bahamas et où le typhon Lingling se renforce, petit retour sur le sujet.

Un cyclone, c'est une énorme masse de nuages pouvant s'étendre sur un diamètre de 300 à 500 km (ALLEN en 1980 mesurait même plus de 600 km !), organisés en bandes spiralées qui semblent s'enrouler vers un centre de rotation, plus ou moins visible d'ailleurs. C'est au niveau de ce centre que la pression atmosphérique est la plus basse.


Au stade de tempête tropicale, ce centre est noyé au milieu des nuages de type Cumulonimbus, à fort potentiel précipitant et orageux. Il est parfois difficilement discernable.


Au stade d'ouragan, ce centre est plus net et il apparaît alors souvent sous forme d'"œil" de petite dimension, souvent de l'ordre de 20 à 40 km (LUIS 95 avait un œil particulièrement large mesurant plus de 60 km avant de toucher Antigua et Barbuda). Cette zone est dépourvue de nuages ce qui permet de la distinguer sur les images satellitaires (tête d'épingle sombre entourée par le mur de nuage tout blanc) et il y règne un calme apparent : pas de pluie, vent faible. Car c'est dans cet anneau entourant l’œil que le cyclone montre ses aspects les plus dangereux et les plus dévastateurs: vents et pluies, et houle.

 

Les conditions de formation d’un cyclone:

Tout d'abord, il ne se crée pas à partir de rien. Il faut, à l'origine, qu'une zone perturbée préexiste : un amas nuageux ou une ligne de grains. 

Autre condition, celle qui assure le "carburant" du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c'est l'eau chaude, l'océan devant avoir une température d'au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur

Autre élément : les vents régnant dans l'environnement du système doivent être relativement homogènes de la surface jusqu'aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d'altitude.

Enfin, les cyclones ont besoin de la force de Coriolis qui est la plus forte sur la ceinture tropicale. C’est pourquoi, il sera impossible qu’une telle structure se développe chez nous.