Comment enseigner le fait religieux à l'université et dans le supérieur ?

Et Dieu dans tout ça
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Auparavant, étudier le « religieux » revenait presque automatiquement à faire des études de théologie catholique ou protestante. Aujourd’hui cette approche ne suffit plus. De toute évidence, le « religieux » est en effet devenu un fait social global. Mais les pouvoirs publics sont-ils toujours conscients du caractère stratégique de ces formations ?

Pendant longtemps, seule l’ULB se démarquait en proposant une vue plus large mais, malgré tout, fortement marquée par la traditionnelle querelle anticléricale.  Héritier de ce schéma ancien, l’Institut d’histoire du christianisme allait connaître une mutation en 1985 grâce à Hervé Hasquin.

En 2003, nouvelle étape et ouverture accrue avec ce qui deviendra le Centre interdisciplinaire d’études des religions et de la laïcité (CIERL).

Du côté de l’UCL, il faudra attendre 2008 pour voir surgir L’Institut de recherche Religions, Spiritualités, Cultures, Sociétés  (RSCS) et qui est actuellement dirigé par un prêtre, le P. Jean-Pierre Delville.  Mais à l’UCL, l’avancée la plus spectaculaire de ces dernières années a sans doute été la création du Centre Interdisciplinaire d’Etudes de l’Islam dans le Monde Contemporain (CISMOC) avec sa « Formation continue en sciences religieuses : islam ».  

Enfin, du côté des Facultés universitaire Saint Louis, à Bruxelles, des formations existent également et sont regroupées au sein d’une Ecole des sciences philosophiques et religieuses  qui existe depuis 1925 mais qui semble hésiter aujourd’hui entre la théologie et la sociologie.

Cependant, l’université n’est pas nécessairement la seule institution à se rendre compte de la nécessité de se pencher de manière rigoureuse et scientifique sur le fait religieux : au début des années 1990, à Charleroi, une poignée de passionnés emmenés par Max Delespesse - un ancien jésuite - ont tenté de mettre sur pied une faculté indépendante qui se serait occupée exclusivement d’étudier ce sujet. Ce fut l’aventure de la Faculté ouverte d’étude des religions et humanismes laïques (FOREL) qui aujourd’hui, faute de reconnaissance et de crédits, a été absorbée par le CIFOP qui, par ailleurs, fête cette année le 40e anniversaire de sa création.

Jean-Pol Hecq accueillera dans son émission :

Hervé Hasquin, secrétaire perpétuel de l’Académie royale de Belgique, président du Centre pour l’égalité des chances, ancien ministre-président de la Communauté française et ancien recteur de l’ULB ; 

- Brigitte Maréchal, directrice du CISMOC-UCL et responsable académique de la « Formation continue en sciences religieuses : islam » ;

- Jean-François Husson, spécialiste des relations entre l’Etat et les cultes, secrétaire-général du CIFOP et

- Marcel Voisin, ancien directeur de l’Ecole des interprètes internationaux, ancien président de la FOREL.

ET DIEU DANS TOUT CA? ce dimanche 13 février de 11h à 12h sur La Première