Baxter Dury, gendre (presque) idéal de la british pop

Baxter Dury
Baxter Dury - © Doc.

Descendant d’un rockeur qui aura brûlé la vie par les deux bouts, Baxter Dury chante une sérénade planante à ses amours de vacances.

Si Ian le père était un punk, Baxter le fils est un dandy. De la fameuse sentence du premier, " Sex, drugs and rockn roll ", le fiston n’a gardé que le sexe, ou plutôt la sensualité, celle d’une pop moite qu’il dispense depuis 2011 en barbe de six jours et costume blanc dont on ne s’enquerra pas du contenu des poches. Le chanteur et musicien anglais doit pourtant à son paternel d’apparaitre sur une pochette d’album de rock à cinq ans et une rébellion juvénile qui lui fera jeter quelques chaises par la fenêtre, un jour de rentrée scolaire. Mais ce n’est étonnamment qu’après la mort de Ian Dury qu'il montera sur scène et s’y fera connaitre avec son Happy Soup, troisième album tout de même qui sent le sable toasté et les amours compliqués.

Depuis lors, Baxter Dury enchaine les EP’s thématiques (Pleasure, Palm Trees et Miami) et trois autres albums, qui l’ont encore amené en 2018 au Festival de Dour, entre autres. Sur scène, c’est un bonhomme toujours prêt à causer que l’on retrouve, entouré de musiciens aux deux pièces nonchalants et des voix féminines qui lui donnent inlassablement la réplique.

En 2018 toujours, il sort B.E.D., un LP concocté de concert avec Étienne de Crécy. Si la " French touch " du DJ français tranche avec les productions habituelles de Baxter Dury, toutes en synthés langoureux, on y retrouve la voix trainante et basse de l’Anglais, qui continue de raconter la vie sulfureuse d’un quarantenaire paumé. Sa véritable patte. Après tout, la pomme ne tombe jamais bien loin de l’arbre.