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Voyages d’îles en îles, jusqu’à la mystérieuse Nonnenwerth où Liszt se retirait pour composer

En cette période estivale, Axelle Thiry vous invite à voyager sur des îles, de la Sicile à Majorque, et en passant par des îles désertes, ou encore mystérieuses.

Sur les eaux houleuses de l'archipel des Hébrides

Lorsqu’il a une vingtaine d’années, Felix Mendelssohn entame un long voyage qui le mène d’Angleterre en France, en passant par l’Ecosse et l’Italie. Avec son ami Karl Klingemann, il prend le bateau à vapeur jusqu’à l’île de Staffa dans l’archipel des Hébrides en Ecosse. Ils doivent affronter une tempête violente et Mendelssohn souffre d’un terrible mal de mer. Puis ils descendent dans des canots pour visiter la célèbre grotte de Fingal. Karl Klingemann raconte :

"Jamais un tourbillon plus vert de vagues n’a fait rage dans une caverne plus étrange : ses nombreuses colonnes de pierre lui donnent l’apparence d’un orgue monstrueux, noir, résonnant, et gisant là, totalement inutile, avec le vaste océan gris dedans et devant."

Mendelssohn s’en inspire pour créer son poème symphonique Les Hébrides ou la Grotte de Fingal.

Sur la mystérieuse Nonnenwerth

Franz Liszt découvre un jour, avec un ami, une île presque déserte au milieu du Rhin. Elle porte le nom de Nonnenwerth. Elle baigne dans une atmosphère un peu mystérieuse. D’après une vieille légende allemande, Roland de Roncevaux y était mort d’amour. On y voit un couvent, à moitié en ruines, une chapelle et quelques cabanes de pêcheurs. Le couvent était transformé en auberge, et accueillait de rares clients. C’était une retraite d’été idéale ! Là, Liszt pourrait composer, travailler et organiser en toute tranquillité la phase suivante de ses tournées. On y expédie un piano, des manuscrits et quelques meubles. Il y passe notamment les étés 1842 et 1843 avec Marie d’Agoult. Mais elle n’est pas enthousiaste. Elle écrit à Sainte-Beuve à Paris : "Chaque jour, je vois passer de ma fenêtre dix ou douze bateaux qui remontent et descendent le fleuve. Leur fumée vient mourir dans les branches des mélèzes et des peupliers. Aucun d’eux ne s’arrête ! Nonnenwerth et ses insulaires n’ont pas de commerce avec le reste des humains ! Ils font des excursions dans les environs." A Cologne, Liszt découvre la grande cathédrale inachevée. Il s’engage à recueillir des fonds pourapporter à l’achèvement du dôme son denier d’artiste.

Fascination pour l’exotisme et l’orientalisme au XIXe siècle

Le 4 décembre 1890, Camille Saint-Saëns part pour l’île de Ceylan. Il fait assurément partie des artistes français qui se sont enthousiasmés pour l’exotisme et l’orientalisme au 19e siècle. Saint-Saëns voyage sous le nom de Charles Sannois, dans une cabine de seconde classe. Il vit à l’écart, et le commandant le prend pour un marchand de diamants. C’est quand il se met au piano, sur le bateau, qu’une dame le reconnaît. Sur le bateau, Saint-Saëns discute botanique et astronomie. Il se lie d’amitié avec Louis Jacquet, le directeur du jardin colonial de Saigon. Pendant les escales, il visite Alexandrie et Le Caire, l’isthme de Suez et l’océan Indien.

Un voyage à faire avec Axelle Thiry ci-dessous

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