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Erich Wolfgang Korngold, le dernier souffle du romantisme viennois

Partez à la découverte d’Erich Wolfgang Korngold, un compositeur autrichien naturalisé américain, né en 1897 et mort à Hollywood en 1957.

On dit d’Erich Korngold qu’il est le dernier souffle du romantisme viennois. Selon Nicolas Derny, "la musique d’Erich Korngold, tantôt énergique, tantôt sentimentale, est une envoûtante évocation de la Vienne dorée et décadente du début du XXe siècle. Même lorsqu’elle se fait tragique ou exotique, l’atmosphère de la capitale autrichienne n’est jamais loin". Korngold fera aussi une belle carrière de chef d’orchestre. Une violoncelliste, Eleanor Aller Slatkin confie : "Korngold n’était en aucun cas un chef d’orchestre conventionnel et il était parfois difficile de suivre sa battue. En fait, il ne dirigeait pas l’orchestre, il l’hypnotisait."

Un talent précoce

Son talent se révèle très tôt. Dès l’enfance, il se révèle prodigieusement doué et très attiré par la musique. Korngold a aussi une passion dévorante pour le chocolat.

Dès l’enfance, Erich Korngold témoigne d’un talent incandescent. Son père, qui est juriste, mais aussi critique musical, pourrait s’émerveiller devant les talents prodigieux de son deuxième fils, Erich. Pourtant, au départ, il ne les prend pas très au sérieux. Il s’en amuse plutôt, par exemple, quand l’enfant, qui n’a que trois ans, bat la mesure avec une cuillère en bois ou qu’à 5 ans, il pianote des mélodies de Don Juan. Son père Julius, n’y prête pas vraiment attention. Jusqu’au jour où, au printemps de l’année 1906, le jeune Erich écrit une cantate, qu’il intitule Gold. En découvrant la partition, qui est malheureusement perdue, Julius Korngold prend conscience du talent d’Erich. Il le confie alors à Robert Fuchs, un excellent professeur d’harmonie et de contrepoint. Il sera son professeur pendant deux ans….

"Un génie, un génie !"

En juin 1906, l’année de ses 9 ans, le père d’Erich Korngold, Julius, l’emmène chez Gustav Mahler. Il lui montre la cantate composée par son fils. Mahler parcourt la partition et s’exclame : "Un génie, un génie ! Envoyez ce garçon chez Zemlinsky ! " Le jeune Erich va suivre l’enseignement d’Alexander von Zemlinsky jusqu’à ses 13 ans. Erich Wolfgang Korngold trouve son professeur absolument fascinant. Il apprécie la liberté avec laquelle il lui parle de forme, de structure, de conduite des voix. Zemlinsky lui donne aussi d’excellents cours de piano. Il est impressionné. Après un an, le jeune prodige joue déjà les premières sonates de Beethoven.

Alexander von Zemlinsky s’émerveille devant le talent de son nouvel élève. Il fait tout pour l’encourager à épanouir son génie. Et à faire connaître ses compositions. Les œuvres de Korngold sont jouées en public alors qu’il n’a pas douze ans et la critique enthousiaste voit même en lui un nouveau Mozart, s’inspirant peut-être aussi de son nom, Erich Wolfgang Korngold. Il adore suivre des cours auprès de Zemlinsky. Il s’émerveille devant l’originalité de ses opinions, devant sa fabuleuse musicalité, la force de ses convictions, sa liberté, la pointe d’ironie avec laquelle il s’exprime, et surtout, ses incessantes recherches musicales, sur les relations et les connexions entre les sons, et sa technique de "résolution retardée". Tout cela l’influence fortement. Korngold ajoute : "Une voix qui se meut naturellement et avec consistance permet aux autres d’être libres."

Suivez le parcours prodigieux de ce génie de la musique dans l’émission Voyages d’Axelle Thiry.

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